jeudi 19 avril 2018

La course aux watts aka « Mon Rhum Fest Paris 2018 – part 4 »

Jusqu'à présent, les notes de dégustation ont suivi l'ordre dans lequel les dégustations en question ont été effectuées.
Là, on va changer un peu et passer directement à l'avant-dernier stand visité de la journée (histoire de terminer – provisoirement – la partie dédiée aux embouteilleurs indépendants).
Du coup, les notes s'en ressentent vu que le palais était bien moins affûté qu'en début de journée et que les produits présentés ici ben, c'était pas de la petite bière !
 
Bref, passons directement à la gamme de chez L'Esprit, embouteilleur indépendant français que l'on avait déjà découvert avec un Worthy Park d'anthologie.
 
Et, histoire de bousculer les convenances, commençons par les rhums vieux avant de passer aux blancs (vous comprendrez pourquoi après).
 

L'Esprit – A Jamaican Distillery – 10 ans (décembre 2017 -  mars 2018) – 55,3% :

Oui, non seulement on commence par les vieux mais aussi par un brut de fût.
La course aux watts je vous dis. Et vous n'avez encore rien vu ...
L'Esprit – A Jamaican Distillery – 10 ans (décembre 2017 -  mars 2018) – 55,3%
Une étiquette avare de son information principale ...
La robe est dorée.
 
Le nez est pâtissier à souhait et offre une belle dose de vanille.
Par rapport au jamaïcain dégusté peu de temps avant (on n'en a pas encore parlé, ça fait partie des coups de cœur, je garde ça pour la fin ^^), ça m'a paru assez plat. Ben oui malgré le voltage ...
 
En bouche, c'est plus sympa : on retrouve ce peps jamaïcain garni de fruits exotiques délivrant une flopée d'arômes ainsi que d'épices rehaussant le tout.
 
La rétro-olfaction fut la partie la plus intéressante de la dégustation : des notes pâtissières agrémentées de fruits secs et de légères touches chocolatées (tendance chocolat au lait) se superposent aux fruits exotiques relevés en bouche.
A noter que l'ensemble se fait plus toasté, légèrement astringent.
 
La finale sera plus toastée et vanillée et présentera de légères notes de fruits exotiques.
 
Sympa, sans plus.
 

L'Esprit – Beenleigh – 78% :

Alors, c'est australien et pour l'âge ben on repassera parce que je n'avais pas vu qu'il s'agissait d'une étiquette « provisoire » sans trop d'info.
L'Esprit – Beenleigh – 78%
Vous comprenez maintenant pourquoi « la course aux watts » ? On vient quand même de faire + 22,7 là ^^ (brut de colonne du coup)
Très petite dose (fin de bouteille comme le prouve la photo) donc très petite note.
 
Un liquide or à reflets orangés garnit le verre.
 
Le nez est … oui, alcooleux. Ca pourrait être pire mais ce n'est pas ce qu'il y a de plus agréable.
On repère toutefois, derrière cette intensité moyennement agréable, une grosse dose de fruits qui amène une certaine douceur à l'ensemble.
 
En bouche, c'est – à nouveau – hyper alcooleux avec une certaine sucrosité fruitée.
 
Comme pour le précédent, c'est à la rétro-olfaction que l'on prendra le plus de plaisir – malgré un alcool toujours très (trop) présent – avec, en vrac, des notes de fruits exotiques, de fruits secs et d'épices.
 
La finale sera fatalement très longue sur de surprenantes notes d'alcool de fruit.
 
Mettre des watts pour le plaisir d’en avoir ben, je ne vois pas trop l'intérêt en fait. Avec quelques degrés en moins (ou beaucoup, entre 10 et 20 au moins), c'eut pu offrir un profil tout différent et bien plus agréable.
 
L'étape « vieux » se terminant avec ce produit surprenant, passons maintenant aux blancs qui ne sont autre que trois bruts de colonne au voltage hyper élevé !
 

L'Esprit – A Martinique Distillery – 73% :

On apprendra finalement qu'il s'agit d'un jus provenant de chez La Favorite.
L'Esprit – A Martinique Distillery – 73%
A mon avis, ils ont dû se dire « tant que c'est vert, on peut rajouter des watts » …
Niveau couleur ben, rien. Ça c'est fait.
 
Au nez, l'alcool est vachement bien fondu en fait (ou alors c'est parce que j'ai oublié de le noter mais mes notes n’en font pas état. C'est que ça ne m'a donc pas choqué).
On relève directement des notes de canne fraîche, des agrumes, des touches salines et un petit côté végétal assez agréable.
 
En bouche, certes, c'est chaud mais ça ne brûle pas.
Le côté doux et végétal de la canne vient contrebalancer des notes salines bien plus présentes qu'au nez.
 
A la rétro-olfaction, on ne change pas grand-chose : chaleur, canne et agrumes mènent la danse.
 
La finale est très, très longue et très, très épicée (sur des notes de poivre et ces notes plus salines qui nous accompagnent depuis le début). Les agrumes et la canne passent cette fois au second plan.
 
C’est pas mal (mais je préfère quand même le Bielle 72,8% de chez Old Brothers ou le Longueteau Genesis).
 

L'Esprit – South Pacific Distillery – 83% :

Un blanc du Fidji à 83 %. Oui, 10° de plus que le précédent. Rien que ça.
Comme d'hab', South Pacific Distillery. Pas plus d'info.
L'Esprit – South Pacific Distillery – 83%
Là, tu commences quand même doucement à te demander à partir de quand il faut se poser la question « C'est pas un peu trop chef ? » …
Un blanc je vous dis. On passe directement aux notes du nez du coup.
 
Et bien le nez est très particulier ! Non seulement l'alcool est bien fondu (c'est un exploit vu le voltage) mais il offre des notes spéciales, à tendance « caoutchouc » (comme une bonne partie des produits du Fidji dégustés ce jour-là).
Il est également hyper végétal et est rafraîchi par d'agréables notes d'agrumes.
 
En bouche, sans surprise, il s'évapore ! C'est donc hyper chaud, très fruité (sur les agrumes mais pas que … il faudra vous contenter de ça, mon palais commençait à prendre cher là) et pas mal épicé. Mais il y avait « autre chose » aussi. Et vous n'en saurez pas plus parce que j'ai buggué …
 
La rétro-olfaction nous offre un retour de cet aspect particulier perçu tant au nez qu’en bouche accompagné de quelques notes végétales et d'épices aromatiques.
 
La finale ne m'a pas nécessairement laissé un bon souvenir : longue (normale), celle-ci laissait un aspect « pâteux » en bouche sur une douceur écœurante assez étrange.
Les agrumes amenant un peu de fraîcheur à la chose n'y changeront rien : c'est trop écœurant.
 

L'Esprit – Port Mourant – 84,7% :

Un port Mourant à 84,7 % … Là, je n'ai pas pu m'empêcher de penser à un ami blogueur qui se reconnaîtra ^^ Port Mourant … :p
L'Esprit – Port Mourant – 84,7 %
15,3 % de plus et on explosait oO'
Pas de couleur dans le verre.
Pas de liquide non plus : à peine vidé, il s'évapore.

Non je déconne, c'est translucide, comme les deux autres.
 
À noter qu'après ce que je venais de goûter, je ne peux assurer la qualité du retour.
Le nez m'a semblé … oui, alcooleux. Après, je suppose que c'est un peu normal aussi.
On relèvera des notes de canne (bah oui) et d'agrumes (comme ça on aura été constant). Et puis c'est tout.
Soit mon nez n'a pas survécu (et c'est fort possible), soit c'est vraiment tout.
 
En bouche, c'est beaucoup plus intéressant (abstraction faite du fait qu'au début, ça va, ça te met en confiance puis ça t'arrache la gu****) : une chaleur incroyable, des épices à foison (poivre, notes salées, …) mais également une certaine douceur rafraîchissante sur les agrumes.
On y relève également un côté « mélasse » assez particulier. Il faudra vous contenter de ça et essayer d'imaginer à quoi ça correspond car la suite de mes notes à ce sujet est illisible … (ok, la fin c'est « … à mort » mais ça ne fait pas avancer le schmilblick).
 
La rétro-olfaction fait place à une amertume végétale citronnée.
 
Enfin, la finale est hyper longue et hyper intense, sur des notes douces-amères de chocolat au citron (siiii).
 
Un produit « monstrueux », à tous points de vue.
C'est pas mal mais je ne sais pas très bien comment on pourrait l'employer …
(Pas pur sinon ça finira par vous faire fondre le cerveau. Et en mixo, y a intérêt à ce qu’en face il y ait du level, sinon ça risque d’être un rien déséquilibré …)
 
 
Rhum n' Whisky

De boutique en ligne à embouteilleur indépendant, Excellence Rhum – cuvée 2018 –aka « Mon Rhum Fest Paris 2018 – part 3 »

Rhum Fest Paris - logo
 
Parce que oui, c’est bien d’Excellence Rhum, le site de vente de rhum en ligne aux références multiples et variées (pour ceux qui ne connaissent pas, ce n’est pas exhaustif mais pas loin ^^) dont il s’agit.
 
L’année dernière, on avait déjà eu droit à quatre embouteillages parait-il de belle facture (les samples sont toujours à la maison, en passe d’être ouverts. Y a plus qu’à), savoir un Foursquare, un Bellevue, un Diamond et un Hampden.
 
On conserve le même packaging, sobre et, je trouve, assez classe, qui reprend tout un tas d’infos sur la bouteille. Et ça, j’aime bien :-)
 
Les quatre nouveaux embouteillages (car oui, visiblement, ça fonctionne par quatre ^^) étaient présentés au stand des nouveautés par Alexandre Beudet himself (Monsieur Excellence Rhum quoi). Bon il était un peu occupé et nous on notait plein de trucs donc on n’a pas beaucoup discuté mais voilà.
 
Place à la dégustation dont l’ordre nous a été conseillé par l’homme qui se cache derrière ses embouteillages
line-up Excellence Rhum 2018 - Alexandre Beudet
Ici, il est devant, d’accord …

Excellence Rhum – Foursquare – 10 ans (juin 2007 – avril 2018) – 64,4% :

Excellence Rhum – Foursquare – 10 ans (juin 2007 – avril 2018) – 64,4% Excellence Rhum – Foursquare – 10 ans (juin 2007 – avril 2018) – 64,4%
Par acquit de conscience, je vais quand même vous mettre mes notes même si, avec les photos, c’est déjà plein d’info. Je vous avais prévenu.
 
La robe est d’un bel or soutenu à reflets dorés.
 
Le nez est « Barbade à souhait » : la coco et la vanille s’en donnent à cœur joie.
Le voltage amène juste ce qu’il faut d’intensité à ce produit très doux, très patissier.
Sur le moment, ça nous a paru très Foursquare et assez linéaire (des retours vu de ci, de là, il semblerait que ça soit un chouia plus complexe mais bon, les aléas des salons font que, et en plus à ce moment-là on s’est coltiné une gentille dame pleine de parfum. Et quand je dis pleine, elle embaumait hein. Et elle est restée tout au long de la dégustation des quatre produits présentés ici. Ah oui, on a aussi eu droit à une séance « vidange de crachoirs dans une bassine » et on a tous prié très fort pour que le pauvre membre de l’organisation qui en avait la charge – ou il était puni, ou ils ont tiré à la courte paille et il a perdu, je ne vois pas d’autre solution – ne se trébuche pas. Parce que beurk. Mais vraiment hein. Voilà, voilà).
 
En bouche, c’est chaud (vu le voltage, ça se comprend), rond et légèrement épicé.
On reste sur la coco qui sera le fil conducteur de la dégustation accompagnée de touches de vanille plus légères et d’épices subtiles.
Un fin boisé amène un peu de complexité à l’ensemble qui continue de rester très gourmand.
 
Niveau rétro-olfaction, c’est sensiblement pareil (oui, j’ai juste noté « idem »).
 
La finale, longue, va rester sur ces mêmes notes : coco, vanille et boisé avec une fine touche fumée/toastée.
 
Très honnêtement, c’est gourmand et sympa. Certes un peu linéaire et fort sur la coco mais agréable.
Après niveau tarif, c’est là que le bât blesse : les embouteillages officiels (ici, je pense au 2004) sont tout aussi sympa à quasi deux fois moins cher.
Bah oui, ça fait réfléchir du coup.
 

Excellence Rhum- Fidji – 13 ans (décembre 2004 – avril 2018) – 65,5% :

Retour chez South Pacific Distillery du coup (oui, comme l’embouteillage Compagnie des Indes. Ou les derniers Samaroli. Comme un peu tous les trucs venant de là en fait ^^).
Excellence Rhum- Fidji – 13 ans (décembre 2004 – avril 2018) – 65,5% Excellence Rhum- Fidji – 13 ans (décembre 2004 – avril 2018) – 65,5%
Attention à la nuance de bleu si vous comptez acheter vos bouteilles en vous fiant juste à la couleur sans lire ce qu’il y a écrit dessus ;-)
 
La robe de celui-ci est dorée.
 
Le nez m’a paru pâtissier (encore, oui) et alcooleux, trop alcooleux en fait.
À part ça, c’est assez léger et il y a  des agrumes (oui, quand je démarre comme ça, c’est jamais bon pour la suite :p).
 
En bouche, la première impression est très particulière, assez intense (je n’ai – à ce moment – pas réussi à mettre de note là-dessus) mais toujours assez gourmande.
C’est toujours très puissant (on les sent bien les 65,5%).
Arrivent ensuite un peu plus d’arômes connus mais toujours assez spéciaux : notes fumées voire camphrées, impression florale et végétale et fine touche sucrée sous-jacente.
 
À la rétro-olfaction, c’est « piquant », terreux et épicé.
 
La finale est très, très, très longue et revient – malheureusement – trop à mon goût sur ce côté alcooleux.
Elle conservera également une sucrosité particulière.
 
Ben oui mais non en fait. Trop alcooleux à mon goût et, comme pour le Fidji de chez Compagnie des Indes, à des années lumières de la finesse des derniers embouteillages Samaroli.
 

Excellence Rhum – Port Mourant – 10 ans (avril 2008 – avril 2018) – 62,2% :

Excellence Rhum – Port Mourant – 10 ans (avril 2008 – avril 2018) – 62,2%Excellence Rhum – Port Mourant – 10 ans (avril 2008 – avril 2018) – 62,2%
Toujours très sobre et très bien dessiné. Et toujours très complet aussi.
 
La robe de celui-ci est assez claire, on tire vers une couleur paille à reflets scintillants.
 
Le nez est d’emblée plus intéressant même si assez particulier : à la fois floral et « caoutchouteux » (la célèbre amertume humide de chez Port Mourant chère à certains ?) mais également plus épicé.
Et par rapport au précédent, les 62,2% sont vachement bien intégré. Ca vous change la vie.
 
En bouche, c’est beaucoup plus intense : on démarre sur des notes de cuir épicé qui sont englobées d’un agréable boisé et de sympathiques notes fruitées.
 
À la rétro-olfaction, on récupère une dose d’amertume accompagnée de notes de réglisse et de bois humide.
À noter que le produit se fait plus épicé encore.
 
La finale est moins longue que le précédent (on va dire moyenne du coup) et reste sur ces notes épicées à la réglisse.
 
Sympa (beaucoup plus que le Fiji et plus original que le Foursquare) mais il lui manque un truc je trouve … si seulement il avait été … plus tropical peut-être ?
Dommage.
 

Excellence Rhum – Worthy Park – 10 ans (décembre 2007 – avril 2018) – 57% :

Oui, on a fini par le plus soft niveau watts. Mais bon, c’est un jamaïcain aussi ;-)
Excellence Rhum – Worthy Park – 10 ans (décembre 2007 – avril 2018) – 57%Excellence Rhum – Worthy Park – 10 ans (décembre 2007 – avril 2018) – 57%
Ici, je suis hyper fan de l’étiquette. Voilà. Je voulais juste que vous le sachiez ^^
 
La robe est, à nouveau, assez claire sur des nuances de doré.
 
Au nez, on sent directement qu’on n’est pas face aux Worthy Park hyper fruités que j’ai déjà chroniqués mais plutôt sur un Worthy Park pâtissier à tendance beurré et acidulé (pour moi une certaine marque Worthy Park si je puis dire).
Pas beaucoup plus de notes malheureusement, la dame parfumée se rapprochait dangereusement et laissait une odeur prégnante dans son sillage. Caramba !
L’alcool m’a semblé trop présent.
 
En bouche, le produit est très (trop ?) sucré sur des notes pâtissières on ne peut plus gourmande et légèrement floral. Il conserve également une petite pointe d’acidité.
 
La rétro-olfaction offre un caractère chaud, épicé, légèrement amer, toujours pâtissier et à nouveau floral.
 
La finale va rester sur cette amertume florale et pâtissière.
 
Un peu déçu je dois dire. Après, Worthy Park, je commence à avoir pas mal de points de comparaison dont des très bien donc voilà (et il y en a un dont je n’ai pas encore parlé qui est une vraie tuerie).

Je suis content d’avoir découvert la gamme mais ça reste en demi-teinte pour moi :
- un chouette Foursquare mais qui ne se démarque pas assez des embouteillages officiels (surtout au vu de son prix) ;
- un Fidji trop alcooleux et pas à niveau si on le compare à un Samaroli (pour le même prix) ;
- un Port Mourant sympa mais auquel il manque un truc, un brin de folie tropicale ;
- un Worthy Park sympa au demeurant (à revoir pour le nez) mais – à nouveau – pour le même budget voire moins, y a plus chouette ailleurs.
 
Bon, plus qu’à gouter les embouteillages de l’année dernière maintenant !
 
 
Rhum n’ Whisky

mercredi 18 avril 2018

Quand les Philippins essaient de nous faire croire qu’ils font – enfin – du rhum aka « Le sample de mon Rhum Fest 2018 »

Rhum Fest logo
Oui, même si ça n'a pas été gouté sur place, ça vient quand même de là ...
Oui, vous ne rêvez pas, après l’inoubliable expérience des versions « 7 » et « 10 » ans, j’ai remis ça avec le Don Papa Rare Cask.
 
Comme je l’ai dit dernièrement, les samples au Rhum Fest, c’est pas l’usage.
Mais j’ai quand même eu l’opportunité d’obtenir une petite dose de ce breuvage qui a déjà fait beaucoup parler de lui (il parait que c’est mieux que les deux autres ; après c’est pas hyper compliqué non plus hein …).
 
Pour rappel, le stand Don Papa, c’est celui où on trouvait une bouteille de « 7 » ans de trouzemilles litres ; une arme de destruction massive pour diabétique :
Stand Don Papa
Le stand qui suinte le glycérol et la vanilline.
Voilà, voilà.
 
Il est temps d’arrêter de reporter l’échéance et de se lancer !
 

Don Papa – Rare Cask :

Il va sans dire que j’ai juste demandé s’il était possible d’avoir un petit sample sans quémander  plus d’explications quant au produit.
 
Niveau info, vous aurez donc uniquement droit à ce qu’on trouve un peu partout, c’est-à-dire qu’il s’agirait d’un single cask (assez rare si on en croit la dénomination --‘) titrant à 50,5%.
Les fûts utilisés seraient en chêne américain et ont été crapuleusement brûlés.
Don Papa – Rare Cask
On dira ce qu’on voudra mais la bouteille est toujours aussi superbe. Vraiment.
Visuellement, ben, c’est joli : on part sur un bel acajou à reflets orangés.
Le liquide plaque littéralement au verre et les goutes ne semblent pas vouloir redescendre.
Don Papa – Rare Cask - sample
Vu comme ça, ça met en confiance (même si le sample a l’air mort :p).
Au nez, la première impression nous emmène sur un caramel fumé présentant des notes mentholées. C’est bien toasté également (quand je vous dis qu’on a cramé le fût).
C’est loin d’être désagréable. Pas stratosphérique mais pas dégueulasse. Loin de là.
On y repérera un peu de notes fruitées typées agrumes (orange en tête) mais c’est léger et ça ne prend pas le pas sur le reste. Cette sensation se fera plus présente par la suite puis sera – à nouveau – écrasée par les notes caramélisées toastées mentholées perçues initialement.
Il est d’ailleurs assez sympa ce mélange ; ça tend quand même pas mal vers un Guyana un peu étrange.
Tous ces arômes entremêlés (caramel, fumé/toasté, orange, menthol) en viennent même à lui donner un petit côté médicinal. C’est particulier.
Niveau voltage, c’est clairement plus puissant que les deux liqueurs dont ils nous ont déjà gratifiés…
Un côté « aromates » va également venir s’immiscer dans la partie.
Ben c’est pas mal en fait. C’est pas le kiff du siècle mais je dois reconnaître que jusque-là, j’y prends plus de plaisir que sur certains produits dégustés au Rhum Fest Oo’
 
Bon, c’est pas tout ça mais il est temps de goûter maintenant …
Et bien, sans trop de surprises – eu égard au visuel – c’est « gras à mort » ^^
Ca claque pas mal au démarrage (un peu piquant. L’intégration de l’alcool pas au top ou les épices ? Je ne saurais pas dire).
On conserve plus ou moins toutes les notes repérées au nez : le caramel et les notes fumées sont toujours bien là mais accompagnées d’une flopée d’épices (tout de suite, je me suis dit « épices à vin chaud » !). En gros, et pour être plus précis, c’est cannelle, pain d’épices mais aussi piments.
Jusque-là, ça va.
C’est après que ça devient louche et que ça commence gentiment à foirer …
On va ensuite se prendre un shoot fruité artificiel (et sans doute un peu chimique ^^) en pleine tête ou l’on repèrera de l’orange et des fruits rouges … Et c’est en écrivant ça que tout devient clair : Et s’ils avaient simplement fait un blend des « 7 » et « 10 » ans en y rajoutant des trucs pour donner une impression bien plus caramélisée et toastée ?? … Je suis de mauvaise foi, je sais ;-)
Malheureusement, ce que le nez laissait présager ne survivra pas à l’entrée en bouche du produit (ou alors il faut vite l’avaler histoire que les notes fruitées ne puissent pas apparaitre et que l’on conserve juste le côté caramélisé-toasté-épicé ; c’est une technique comme une autre).
Outre ce côté fruits artificiels sur les agrumes et les fruits rouges, on relèvera encore des touches de menthol ainsi qu’une présence bien plus importante de vanille. Comme quoi, on ne se refait jamais vraiment …
 
Niveau rétro-olfaction, on rayonne dans tout ce qu’on a soulevé jusqu’ici : caramel, orange, pamplemousse (ok, ça c’est nouveau, c’est le côté fruit amer), fruits rouges, épices à foison (cannelle, pain d’épice, piments), menthol et toasté/fumé (surtout).
 
La finale part sans surprise sur le caramel avec un caractère fumé sous-jacent mais va surtout faire la part belle au côté agrume (orange) perçu jusqu’à présent. On relèvera une certaine amertume à l’ensemble.
C’est, comme de règle chez Don Papa, hyper long et on termine sur ces notes particulières d’aromates mentholées perçues au nez et légèrement amères. C’est surprenant.
 
Le verre vide refera illusion on nous délivrant des notes caramélisées, toastées, torréfiées et mentholées.
 
Si ce n’est la bouche, ce truc aurait fait illusion. Je suis sérieux.
Et c’est ça le plus inquiétant …
 
Conclusions et remarques ?
- la bouteille était quasi vide quand on m’a rempli mon sample (qui, lui aussi avait bien plus d’air que de rhum à l’intérieur) : je ne sais pas si ça a une grande importance dans ce cas-ci mais bon ;
- je savais ce que je dégustais (contrairement à certains, hein Roger ? ^^) donc j’avais plus que probablement certains a priori négatifs mais j’ai essayé d’être le plus objectif possible ;
- comparé aux versions « de base », y a pas photo, c’est meilleur. Clairement ;
- on a l’impression de sentir du rhum (j’irais pas jusqu’à dire boire parce que le côté fruité artificiel flingue le truc) et si ce n’est ces notes trop « don papesques » en bouche, ça en ferait tomber plus d’un dans le panneau.
 
Je conclurais donc par ceci : c’est flippant. Tout simplement.
Parce que, sérieusement, je ne peux pas croire qu’ils aient décidé de remiser au placard tout leur arsenal de petit chimiste pour faire de la vraie culture de canne avec un vrai vieillissement et tout et tout.
Quand bien même, ce changement de positionnement n’aurait eu lieu qu’après le tollé qu’ont provoqué les versions initiales.
Et ça remonte à pas longtemps quand même. Et en si peu de temps, je vois mal comment – en étant honnête et transparent et sans qu’il y ait ajout – on peut arriver à un tel résultat …
Il doit sûrement y avoir encore une belle palanquée de crasses et de produits un rien chimiques là-dedans. Et on risque de ne pas le savoir tout de suite…
D’où mon inquiétude : si maintenant on arrive à presque faire passer ces produits artificiels pour de vrais rhums de mélasse, on n’est pas dans la merde pour le futur …
 
Si ce que je dis vous semble complètement irréaliste, je vous invite à goûter, c’est assez bluffant comme truc (surtout quand on sait de quoi on vient à la base).
Et ça doit l’être encore plus « à l’aveugle » (parce qu’ici je sais que, même inconsciemment, j’ai dû chercher à me raccrocher aux notes des Don Papa classiques et qu’à l’aveugle, le côté « fruit artificiel » m’aurait peut-être moins choqué …).
 
 
Rhum n’ Whisky

lundi 16 avril 2018

Dégustation, chemise à fleurs et bouteille cachée aka « Mon Rhum Fest Paris 2018 – part 2 »

Rhum Fest Paris
 
On va se pencher cette fois sur les nouveautés de chez Compagnie des Indes.
 
Ayant récemment vu circuler quelques photos sur les réseaux sociaux, on se réjouissait de découvrir les nouveaux embouteillages en provenance de Floride, du Fiji, de Jamaïque et du Venezuela.
Pas de chance, le Florida n’était pas présenté.
Par contre le vénézuélien était là, tant en version réduite qu’en version brute de fût.
Compagnie des Indes - line-up + Florent
Vous comprenez maintenant pourquoi le « chemise à fleurs » ?
Ah oui, scandale comme dirait Roger, chez Plantation ils essaient de s’inspirer des chemises de Florent. Scandaleux ! ;-)
 
Bref.
 
Les notes seront comme d’habitude assez réduites vu que les doses servies par Florent sont – elles aussi – assez réduites.
Mais c’est pareil quel que soit le salon (et c’est gratuit à chaque fois) donc on a l’habitude. ^^
 

Compagnie des Indes – Fiji – 13 ans (décembre 2004 – mars 2018) – 44% :

Comme souvent, quand ça vient du Fiji, c’est de chez South Pacific Distillery.
Compagnie des Indes – Fiji – 13 ans (décembre 2004 – mars 2018) – 44%
Et comme d’habitude, la bouteille est toujours pleine d’infos et ça, c’est chouette !
Visuellement, on part sur quelque chose tendant vers l’or léger.
 
Le nez est relativement fruité avec de légères notes de solvant ainsi qu’une légère impression de sucrosité.
 
En bouche, c’est triste à dire mais c’est assez plat en fait. On est face à quelque chose d’assez sucré avec un arrière-goût « spécial » assez indéfinissable (dans le feu de l’action, j’ai lâché « plastique » et ça a semblé correspondre aux impressions de Francis).
On conserve cette petite touche de solvant.
 
Niveau rétro-olfaction, on part sur des notes plus fumées avec un léger aspect « plastique amer » …
 
La finale est assez courte, sur ces goûts bizarres.
 
Ma conclusion, sans appel, retapée textuellement : « plat et écœurant ». Voilà, voilà.
Bon après, j’ai commencé à découvrir les Fiji avec les deux derniers Samaroli. … … Pitêt j’ai mis la barre un peu haut directement aussi hein --‘
 

Compagnie des Indes – Clarendon – 11 ans (mars 2007 – mars 2018) – 43% :

Clarendon, c’est pour ne pas dire Monymusk ;-)
Compagnie des Indes – Clarendon – 11 ans (mars 2007 – mars 2018) – 43%
Là, vous le voyez moins mais c’est bien les bouteilles typiques de chez CDI, immédiatement reconnaissables.
La robe de celui-ci est de couleur paille à reflets dorés.
 
Le nez est jamaïcain, il n’y a pas de doutes possibles. Mais c’est différent de ce à quoi on pourrait s’attendre : le profil est hyper fruité, très pâtissier avec un aspect trash non pas sur le solvant mais plutôt un côté fermier, voire « pourri ».
On y trouve également un léger côté fumé.
 
En bouche, finalement, on va retrouver ce côté si typique sur le solvant et la colle forte.
Mais ce qui va prendre le pas sur le reste c’est un côté floral. C’est hyper floral en fait (limite trop).
 
La rétro-olfaction nous gratifiera d’une amertume légère sur les agrumes en conservant ce côté « trash » particulier et prégnant perçu au nez.
 
La finale est beaucoup plus longue que sur le Fiji (après, c’est pas compliqué non plus) et va rester sur ce côté floral légèrement amer.
 
C’est mieux mais comparé à ce que CDI nous a déjà offert en provenance de Jamaïque (sans citer le Hampden 24 ans, on peut se contenter du Long Pond 12 ans et de la dernière bombe découverte lors du Salon du rhum de Spa, le New Yarmouth) ben c’est pas encore ça …
 

Compagnie des Indes – Venezuela – 12 ans (mars 2006 – mars 2018) – 58% :

Celui-ci nous vient de chez CADC ou « Corporacion Alcoholes Del Caraibos » et nous est présenté brut de fût.
Compagnie des Indes – Venezuela – 12 ans (mars 2006 – mars 2018) – 58%
Comme dit plus haut, il y a bien une version réduite mais on l’a laissée de côté.
La robe est d’une belle couleur cuivre à reflets orangés et ça plaque crapuleusement au verre ^^
 
Le premier nez est à la fois alcooleux et acide (!) avant que les fruits exotiques et des notes plus caramélisées n’arrivent.
Moui …
 
En bouche, c’est – sans trop de surprises malheureusement – « caramel » et fruits exotiques.
Quelques épices amènent un peu de peps à l’ensemble et une légère touche fumée un peu de complexité mais voilà.
Ah oui, on sent bien les watts en plus.
 
Pour la rétro-olfaction, j’ai pas noté.
Voilà.
 
La finale, passablement longue je suppose vu le voltage (oui, j’ai zappé cette partie là), restera sur ces notes caramélisées fumées avant de partir de manière on ne peut plus surprenante sur les fruits.
Et quand je dis les fruits, c’est d’abord un peu de fruits exotiques avant de virer à fond sur les fruits rouges (oui, oui, carrément ! Y a même des notes de fraise. Et je ne suis pas le seul à les avoir senties).
 
Ben bof en fait …
 
Fort peu concluant tout ça.
Mais …
Il y a peu, une photo a commencé à tourner – encore – sur les réseaux sociaux et a, bien plus que les produits dégustés ci-dessus, attisé pas mal de convoitises :
Compagnie des Indes – Guyana – 29 ans (novembre 1988 – mars 2018) – 48%
Un Enmore de 29 ans « brut de fût » … C’est clair que ça donne envie ! Et, non, je n'ai pas eu l'opportunité de faire e photo de la bouteille en live
Du coup, j’y suis allé avec ma subtilité légendaire et j’ai dit à Florent que j’avais vu passer des photos de ladite bouteille et là, il me dit que oui, elle est là mais chuuut ^^
* joie *
Après un nettoyage de verre à la chemise à fleurs (oui, il semblerait que mon mouchoir sente le Soupline et que je sois tellement habitué à cette odeur que je ne le remarque même plus. Soit), nous avons eu droit à une mini rasade dans un verre pour deux.
 
Les notes du nez seront fatalement plus détaillées que le reste :p
 

Compagnie des Indes – Guyana – 29 ans (novembre 1988 – mars 2018) – 48% :

La robe présente est d’un bel or à reflets dorés.
 
Le nez, malgré le fait qu’il s’agisse d’une micro-dose, ne cessera d’évoluer tout au long de la dégustation.
Il va sans dire qu’il est hyper puissant et aromatique. Et qu’il sent super bon.
On démarre sur des notes de cuir et de mélasse/sucre brun d’une intensité incroyable et on ne peut plus agréable avant de passer vers des notes fruitées et torréfiées.
Un boisé hyper bien fondu englobe le tout.
Ce truc est démentiel. Top, top, top !
 
En bouche, vu le volume servi, on n’a pas vraiment eu l’occasion de se pencher longuement sur la bête mais ça démarre sur des notes florales et intenses pour partir ensuite sur le cuir, les fruits cuits, le sucre brun et des notes torréfiées tendant vers quelque chose de plus fumé.
 
Niveau rétro-olfaction, c’est ce côté mélasse fumée qui est ressorti.
 
La finale, niveau longueur, je ne saurais pas dire mais ça doit être pas mal parce que, dans le désordre, on y trouve des notes florales et fumées, du sucre brun caramélisé et des fruits secs ainsi qu’une légère amertume.
 
Génial, tout simplement génial.
Ça serait un des gros coups de cœur du salon si ce n’était son prix … annoncé par Florent entre 400 et 500 euros.
Gloup.
Notez bien, ça se trouve sur pas mal de site à un peu moins cher (entre 355 et 390 euros). C’est mieux mais encore trop cher pour moi.
Mais si ça intéresse quelqu’un j’ai un plan pour l’avoir à 316 euros :-D (et je veux bien payer mon sample de 5cl au passage si la bonne âme qui achète la bouteille est prête à m’en céder une toute petite partie).
 
Finalement, on a bien fait de s’arrêter dites donc !
 
La suite arrive bientôt !
 
 
Rhum n’ Whisky

vendredi 13 avril 2018

Le Rhum Fest, on Paris que j'y retourne l'année prochaine ? aka "Mon Rhum Fest Paris 2018 – part 1"

Ca y est, j'ai enfin participé au Rhum Fest, la grand-messe du rhum.
Une journée intense et intéressante !
Rhum Fest 2018
Les détails ? Ça arrive, ça arrive.
 
En consultant le site web du festival, je me rends compte qu'il y a une "billetterie" blogueur et influencceurs (avec deux c parce qu'on a vraisemblablement beaucoup d'influence …).
Ni une, ni deux, je m'inscris.
Et là, on me dit, « participant numéro 2 » (ou un truc du genre). Du coup, je pense à mon fidèle collègue de dégustation avec qui je me suis déjà perdu à Gand pour aller goûter du Mezcal et avec qui je devais aller à Milan (faudra vraiment que je vous parle de Milan d'ailleurs …) qui, lui aussi, tient un blog sur ses dégustations (heureuse coïncidence, je sais).
Bref, je nous inscris, Francis et moi.
Pour la journée du lundi : celle réservée aux professionnels (et je suppose à la presse) ; autant faire les choses de manière raisonnable et ne pas postuler pour les trois jours. :p
 
Commence alors l'attente et la question de savoir si, oui ou non, nous aurons l'occasion de participer à Ze festival of rhum de France (d'Europe disent certains. N'ayant pas fait tous les festivals du continent, je ne me prononcerai pas là-dessus).
 
Quelques temps plus tard (de l'ordre d'une dizaine de jours je dirais), arrive le mail tant attendu confirmant que notre demande a été retenue ainsi que les billets qui vont bien :
Rhum Fest - accréditation
Quand je vous disais « influencceurs » avec deux c ^^
Du coup, préparation du trajet pour être sur place à 10 heures. Oui, à l'ouverture des portes.
 
En gros, la participation à une journée du Rhum Fest Paris débutant à 10 heures implique, en ce qui me concerne, un réveil à 4 heures du matin, un train vers Bruxelles à 5 heures (à ce moment là, il fait tout noir) puis un Thalys vers Paris à 7 heures 20' (où il commence doucement à faire clair).
Et comme j'estimais ne pas encore avoir assez profitez des transports en commun, direction le métro où, Caramba, la ligne 4 était en travaux (parce que oui, j'avais repéré le trajet avant).
Du coup réflexion, trajet alternatif dégoté (Gare du Nord-Bastille puis Bastille-Chateau de Vincennes), tentative – multiple – d'achat de tickets de métro (me demandez pas pourquoi, ça a foiré trois fois).
Le trajet de Francis implique quant à lui un avion mais il vous en parlera mieux que moi ... :-D
 
Là, il est 9 heures 30', ça fait 5 heures 30' que je suis levé et ma journée se résume plus ou moins à ça :
Ca laisse rêveur hein ? ;-)
 
Et là, sentiment de solitude du petit belge perdu à Paris : une fois sorti du métro, par où faut-il aller ?
Parce que non, tant que vous n'êtes pas entré dans le Parc Floral (qui lui non plus n'est pas super bien indiqué), vous pouvez vous brosser pour trouver une quelconque affiche siglée « rhum fest » (ou alors, pas de ce côté-là du parc …).
Merci aux locaux m'ayant renseigné ainsi qu'à GoogleMap :-)
 
Une fois dans le parc (ok, il faut quand même avancer un peu), on tombe là-dessus :
Rhum Fest - affiche
D'un coup, l'espoir renaît et tu sens que tu te rapproches de ton but :-D
Alors le Parc Floral, c'est joli … enfin, ça doit être joli quand il fait beau. Ce jour-là, c'était juste gris (avant qu'une pluie digne de chez nous ne vienne compléter le tableau).
Mais ne dit-on pas « Rhum Fest pluvieux, Rhum Fest heureux » ?
Non ?

Bref.
 
Enfin, l'entrée et le début de la file d'attente :
Rhum Fest - attente
Pour une fois, je n'étais pas le premier ... ni le dernier.

Avec une bonne dizaine minutes de retard, les portes s'ouvrent et on peut enfin entrer.
 
Les blogueurs sont dirigés vers la gauche et après quelques recherches et encodages fastidieux, on obtient le précieux bracelet permettant de circuler librement dans le salon (et certains auront un badge « BLOG » ; moi j'en ai pas eu, je suis arrivé trop tôt et ils n'étaient visiblement pas près … Roger aurait dit « Quel scandale ! » ©).
Rhum Fest - entrée
Oui, c'était un peu le souk.
On passe ensuite au vestiaire pour déposer veste et sac (interdit dans le salon) avant de récupérer son verre (pas au point non plus la distribution et, scandale numéro 2, pas de verre sympa de l'édition de cette année mais un verre uniquement logoté « Rhum Fest Paris » ; bon après, je m'en fiche hein, tant que j'ai le nécessaire pour déguster moi ça me va).
A noter qu'on demande de ne pas circuler avec des sacs. Outre le fait que ça soit visiblement à la tête du client, voilà ti pas qu'on nous refile un sac à l'entrée (alors oui, il y a le dernier Rumporter dedans et c'est sympa mais d'un point de vue pratique, on n'aurait pas pu nous le donner à la sortie ? Parce que bon, c'est un peu casse-pieds ce sac ^^).
 
Me voilà donc entré.
Je fais un tour des salles en vitesse histoire de repérer les stands (et malgré plusieurs passages, j'en raterai quelques-uns …) avant de retourner à l'entrée pour commencer ma journée dégustation.
C'est à ce moment-là que j'ai retrouvé Francis qui venait d'arriver.
 
Si je ne dis pas de bêtises, il y avait quatre salles (halls) dédiées à la dégustation ainsi que l'un ou l'autre stand à l'extérieur (Abuelo je pense).
 
Alors, mes photos ont été faites à la va-vite lors de mon tour de repérage et ne sont pas parlante mais bon, ça vous permettra (ou pas …) de vous faire une idée de la disposition des lieux.
La prochaine fois, j’essaie de faire ça mieux (mais à ma décharge, elles ont été prises dans l’euphorie du moment ^^).
 
Avant de passer à l'étape dégustation à proprement parler, on va bien évidemment faire comme d'habitude et parler de l'organisation, de ce qui va bien et de ce qui va moins bien.
 
Question organisation de l'événement, on peut noter :
- la grandeur du truc : c'est vaste, c'est espacé, bref c'est agréable.
Alors oui, à un moment, il y a des gens partout mais on sait circuler sans trop de soucis et c'est très chouette ;
- l'absence de tokens, jetons, … appelez ça comme vous voulez. Pour ceux qui ne sauraient pas de quoi je parle, il s’agit de ces trucs (généralement des jetons) permettant d'obtenir un verre contre monnaie sonnante et trébuchante.
Ca, quand on a l'habitude des salons en Belgique, ça change la vie :-D
Clairement, c'est top. Surtout que les sélections de produits présentés sont loin d'être pourries ;
- il y a de l'eau. Non mais sérieux, c'est super important aussi ;
- niveau nourriture, il y a de l'antillais, de l'asiatique et je ne sais plus quoi.
Bref le choix est là mais la file d'attente est longue (du coup, on a renoncé à l'antillais pour se diriger vers un repas asiatique : Bo bun et Phô)
C'est bon, c'est sain et ça permet de repartir à l'assaut des dégustations !
 
- il y avait des masterclass (mais on n'en a pas fait, pas le temps) ainsi que des « moments privilégiés » avec certains représentants ;
- il y avait des espaces cocktails (pas testés, pas le temps) ;
-  question toilettes, c'est léger (ou alors j'en ai raté) : y a pas intérêt à ce que tout le monde veuille y aller en même temps sinon c'est la guerre (oui, je parle toujours des toilettes :p) ;
- ah oui, les samples, c'est pas trop l'usage là-bas. Après tout est gratuit aussi hein, faut savoir ce qu'on veut.
 
Au rayon points négatifs :
- l'organisation qui semblait un peu dépassée à l'entrée mais rien de bien grave (comme j'en ai parlé plus haut il fallait bien que j’en touche un mot ici) ;
- certains stands où le choix des produits était surprenant (comprendre un peu nul mais avec des bouteilles géniales sous la table que certaines personnes bien connues n'ont même pas eu l'occasion de goûter), je pense notamment à Bielle ;
- le temps (qu'est-ce qu'il faisait dégueulasse) mais bon, c'est bien parce qu'il fallait trouver quelque chose ^^ ;
- un jour, c’est trop peu.
 
Niveau points positifs :
- la gratuité des dégustations. Oui, toutes !
- la quantité servie. Ni trop, ni trop peu (ok, Florent Beuchet sert des rations encore plus petites mais c'est le cas partout donc on est habitués).
C'est loin des 2cl « réglementaires » de par chez nous mais c'est largement suffisant en salon et ça permet d’enchaîner les dégustations sans se griller le palais :-)
- le nombre de maisons représentées. Impressionnant !
- les produits présentés. Impressionnant aussi ! Non seulement c'est gratuit mais en plus y a du level !
- les exposants qui – pour la plupart – sont super sympas (coucou Joshua ;-) ) ;
- le fait de revoir des gens que tu croises uniquement lors de salon (coucou Laurent :-) ) ;
- … parce que j'ai sûrement oublié plein de choses.
 
Personnellement, vu que je ne disposais que d'une journée, j'ai dû faire certains choix qui m'ont amené à passer au vert certains produits que je souhaitais déguster.
J'en ai vraisemblablement zappé aussi (et certains devaient être épuisés ou planqués parce que je les ai cherchés mais pas trouvés).
Au rayon actes manqués, citons notamment :
- le Worthy Park sherry finish (mais ça c'est juste parce que j'étais persuadé de le goûter là) ;
- les Clairins Ansyens, ça, ça me tentait vraiment (plus là ?) ;
- le nouveau blanc parcellaire de chez HSE (pas vu) ;
- le Savanna fini en fût de HERR et leur nouveau blanc (pas le temps) ;
- les nouveautés Longueteau (pas le temps mais pas trop de regrets parce que j'ai comme l'impression qu'on essaie gentiment de nous refaire le coup de NAS en whisky mais version rhum donc voilà) ;
- les nouveautés Ferroni (pas le temps) ;
- Bristol, je m’étais dit que j’y passerais en sortant. Je n’avais plus le temps ni le palais pour … ;
- tout un tas d'autres choses où je me suis dit en passant devant « ça c'est pour tantôt » mais tantôt n'est jamais arrivé (quel bâtard celui-là).
 
Bref tout un tas de raisons qui me donnent envie de revenir l'an prochain !
 
Ah oui, deux-trois dernières choses avant de passer aux premiers retour de dégustations (oui, je vais splitter le truc, sinon vous allez avoir droit à un pavé imbuvable) :
- François Longueteau qui évite la surcharge bagage et remplit ses bouteilles à même le BIB ^^
François Longueteau en plein transvasage
Ça, ça méritait une photo !
- l'affiche du Rhum Fest qui vient nous faire coucou en live à la sortie malgré la pluie :
paon
PAN ! © Jean-Louis
- comme je n'ai pas goûté de Don Papa (ok, j'ai réussi à choper un mini sample du Rare Cask mais ça c'est une autre histoire), j'ai compensé à la gare :
Fin de journée - dessert
On n'a jamais trop sang dans son sucre (ou l'inverse, je ne sais plus, je vois du caramel partout).
- quand je suis parti de chez moi, il faisait noir. Quand je suis revenu aussi :
retour maison
Grosse journée mais aucuns regrets, que des bons souvenirs !
Voilà, voilà.
 
Maintenant qu'on a un peu fait le point sur l'événement (j'essaierai de faire des photos plus parlantes la prochaine fois ^^), passons – enfin pensent certains … et ils n'ont pas tort – aux dégustations qui sont en fait le gros morceau du salon.
 
Bon, comme d’hab’ sur ce genre d’évènements, les notes sont fatalement à prendre avec les précautions d’usage (ici, c’est le début du salon, il faut un peu se faire le palais, un peu plus loin, j’aurai à lutter contre le parfum trop puissant d’une dame qui est tombé dans son flacon, … bref tout un tas de circonstances qui font que les retours sont moins précis que ceux fait chez soi. Et fatalement, on prend moins le temps aussi.) …
 
 

A 1710 :

On ne va pas refaire l'histoire, ni polémiquer sur le « placement » des premiers rhums sortis par la maison ou encore sur le goût particulier du premier batch de La Perle, non on va retenir ce qui nous intéresse vraiment :
- des représentants passionnés (ok, c'est leur job mais on en a vu qui étaient loin d'être souriants et avenants hein donc c'est bon de le souligner) qui respiraient vraiment l'envie de faire découvrir leurs produits ;
- des produits – parlons-en - qui ont fait un bond en avant assez stupéfiant (on pourrait même dire stratosphérique comparé au blanc dégusté l'année dernière) ;
- un patron qui aurait pu prendre la peine de dire bonjour aux personnes dégustant ses produits (même si on était les inconnus de service, ça ne coûtait pas grand-chose).
 
J'annonce de suite la couleur en vous disant que je n'attendais pas grand-chose de ma dégustation mais comme les blancs bio m'intéressaient je me suis quad même arrêté.
Et j'ai bien fait car ça a été une des toutes bonnes surprises de ce Rhum Fest !
A1710 - line-up
Au final, j’ai fait tout le line-up
La Perle – batch 2017 :
A1710 - La Perle – batch 2017
Si le contenant n’a pas changé, le contenu par contre …
Bon, on est sur un blanc hein, du coup c’est cristallin (histoire de varier un peu la description et ne pas dire à chaque fois « ben c’est transparent tiens »).
 
Le nez démarre à fond sur la canne. On sait ce qu’on boit et ça c’est bien ;-)
Suivent ensuite les agrumes qui amènent de la fraicheur à l’ensemble ainsi que quelques notes salines pas désagréables du tout.
 
Vient le moment redouté de la mise en bouche du liquide (viande boucanée, moule, … vous vous souvenez ?) et là … surprise, rien de déplaisant !
Le produit reste toujours très végétal mais est bien plus épicé : les notes salines perçues au nez sont toujours là mais on a droit à des shoots poivrés assez puissants.
 
La rétro-olfaction est chaude, sur les épices (surtout) et laisse place à une certaine amertume végétale (pas désagréable notez bien).
Le tout est rafraichi par le retour des notes d’agrumes.
 
La finale, moyenne, va rester sur les mêmes notes. Elle sera épicée et végétale tout en étant accompagnée d’agrumes.
 
Très honnêtement, un monde de différence par rapport au premier batch et un produit bien plus sympa !
 
La Perle Rare – Canne B 69-566 :
je ne vais pas m’étendre sur la dénomination qui fait trop bling-bling à mon goût (notez bien, après « rhum extraordinaire », plus rien ne m’étonne :p) pour plutôt m’arrêter sur deux choses qui me paraissent bien plus importantes :
- il s’agit d’un rhum issu de la culture bio. On peut penser ce qu’on veut du bio mais force est de reconnaitre que c’est bien (et le prix n’est pas trop impacté en plus) ;
- il s’agit d’un monovariétal : c’est de la canne bleue.
Ah oui, c’est le millésime 2017 ;-)
A1710 - La Perle Rare – Canne B 69-566
Après, la couleur employée sur l’étiquette donnait une idée de la canne utilisée :p
Niveau couleur, c’est pareil, que dalle.
 
Le nez est très, très, très canne. On ne sent que ça. Et c’est chouette, vraiment.
On repère également un peu d’épices.
C’est bien mais sans plus.
 
En bouche, c’est, de suite, plus intense, les épices (que je n’ai pas su identifier) sont différentes mais bien présentes tout comme la canne.
Enfin, on notera un léger côté tendant vers une certaine sucrosité qui n’était pas présent sur la version « de base ».
 
La rétro-olfaction nous gratifie ici aussi d’une belle et puissante chaleur épicée (sur le piment) accompagnée de notes végétales.
 
La finale va rester sur ce côté épicé et végétal tout en présentant quelques notes salines.
 
Sympa. Mais à choisir, je prends le précédent.
 
La Perle Rare – Canne R 579 :
Celui-ci aussi c’est un bio monovariétal de 2017 … mais en canne rouge cette fois.
A1710 - La Perle Rare – Canne R 579
A nouveau, l’étiquette nous mettait sur la voie ^^
Pour la couleur, on va passer hein.

Le nez est toujours sur la canne (bon, c’est pas étonnant, je sais) mais beaucoup plus gourmand que les deux versions dégustées jusqu’ici. On en viendrait à relever des notes plus fruitées tellement il est rond.
J’aime beaucoup.
 
En bouche, on va retrouver ce côté salin qui accompagne les notes de cannes.
Les épices, très présentes ici aussi, amènent un peps incroyable à l’ensemble.
 
À la rétro-olfaction, on fera à nouveau face à quelque chose de très épicé qui sera toutefois suivi d’un retour beaucoup plus doux sur la canne.
On notera également une légère amertume.
 
La finale est assez longue, sur ces notes de canne hyper gourmandes qui nous accompagnent depuis le début ainsi que sur des relents maritimes épicés.
 
Top celui-ci.
Visiblement, quand on préfère le canne rouge au canne bleu, on a un « palais martiniquais ». Je suis content de l’apprendre, ça me fera une excuse de plus pour me servir un ti-punch :-D
 
Renaissance :
On change de style de carafe pour un blanc ayant passé quelques jours en fût de chêne (ayant précédemment contenu du cognac).
A1710 - Renaissance
Tout de suite, ça donne l’impression d’un produit plus « luxueux » que les bouteilles précédentes.
Quelques jours en fût j’ai dit, donc pas plus coloré que les trois autres.
 
Le nez fait preuve d’une grande douceur (quasi pâtissier ?) et est assez fin, légèrement fruités (sur les agrumes encore) et, logiquement, sur des notes de canne.
 
La bouche est tout en contraste : beaucoup, beaucoup plus épicée que ce que le nez laissait présager (sel, piment, poivre) malgré une douceur sous-jacente sur la canne avec une certaine sucrosité (plus fruitée elle).
 
La rétro-olfaction est chaude et épicée. Elle nous offrira un retour des agrumes et de la douceur pour contrebalancer cette sensation épicée.
 
La finale est également assez longue, toujours sur cette sensation épicée (on part plus sur des notes salées, marines) qui va nous accompagner jusqu’au bout de la dégustation.
L’aspect « doux » du produit est cependant présent mais se fait plus discret.
On assistera également au retour des notes végétales qui amèneront une certaine amertume à l’ensemble.
 
Moui…
 
La Perle Brute – 66° - Cannes de Monsieur Paul Octave :
À peine la journée commencée qu’on part déjà sur un brut de colonne. C’est tendance pour l’instant.
Celui-ci est élaboré à partir de trois variétés de cannes créoles.
La Perle Brute – 66° - Cannes de Monsieur Paul Octave
On retrouve le design épuré des bouteilles « de base ».
On reste sur un blanc, certes au voltage plus élevé mais un blanc quand même. Donc, pour ce qui est de la couleur, on repassera.
 
Au nez, on sent directement qu’il y a plus de puissance mais c’est bien foutu. L’intégration est pas mal réussie et le tout n’agresse pas les narines. Et rien que ça, c’est déjà important.
On reste malgré tout sur un produit très rond qui tourne autour de la canne (certes, les watts en plus) et qui se révèle finalement relativement fruité.
On repérera également une certaine fraîcheur derrière cet ensemble.
 
En bouche, c’est chaud (dans le style, « ça s’évapore »), c’est super rond (sur une certaine sucrosité végétale), c’est épicé et salin juste comme il faut.
Miam quoi.
 
À la rétro-olfaction, on fait fatalement face à un produit chaud et épicé qui présente une légère amertume végétale.
On assistera ici à un retour des agrumes de manière assez insistante.
 
Il va sans dire que la finale est trèèèèès longue, sur ces notes salines/marines  mais également sur une belle rondeur accompagnée de notes d’agrumes.
 
Vraiment bien.
À noter qu’il s’agit d’une « expérience » et qu’en fonction des retours, ils envisageront ou non de le commercialiser. Ne reste plus qu’à espérer que ça soit le cas parce que c’est vachement bien !
 
Belle évolution des blancs chez A1710 donc.
S’il fallait faire un classement des produits que j’ai préféré, il ressemblerait à ça :
1. La Perle Rare canne rouge (d’une courte tête)
2. La Perle Brute
3. La Perle (oui, celui « de base »)
4. La Perle Rare canne bleue
5. Renaissance (comme quoi).
 
A la base j’étais là pour les blancs et c’était chose faite mais devant l’enthousiasme du représentant qui nous a fait découvrir le line-up ben, on s’est laissé tenter par les vieux :-D
Notez bien la cuvée « Chevaliers du Zodiaque » (oui, faut pas appeler son rhum « Nuée Ardente » si on ne veut pas avoir une réflexion pareille :p) n’était pas disponible car épuisée (si je en dis pas de bêtises).
 
Autre chose aussi : pour l’instant les « vieux » de chez A1710 ben, c’est pas les leurs vu que la distillerie n’existe que depuis quelques années. Il s’agit donc de blends composés au moyen de jus rachetés à d’autres distilleries.
 
Soleil de Minuit :
Et oui, tous portent un nom assez pittoresque ;-)
On est face ici à un blend âgé de 8 à 12 ans
A1710 - Soleil de Minuit
Clairement, le produit est attrayant pour l’œil.
Ca y est, il y a de la couleur ! La robe tend vers l’or orangé à reflets dorés.
 
Le nez est très rond et très agréable, vraiment.
On part sur des notes de fruits noirs (pruneau, raisins secs, …), sur une belle sucrosité typée mélasse et des arômes assez pâtissiers.
Ça donne envie.
 
La suite ne sera malheureusement pas au diapason.
Attention, c’est loin d’être mauvais hein, c’est juste que c’est « décevant » (c’est texto la note reprise en marge dans mes notes) eu égard à ce que nous réservait le nez.
 
Donc, en bouche, c’est boisé, sur la mélasse/le caramel et les fruits cuits voire confits pour certains.
 
La rétro-olfaction nous offre un produit chaud, bien plus épicé que ce que le nez et la bouche laissaient entrevoir et garde ce côté mélasse/fruits confits.
 
La finale est moyennement longue, sur les épices, la mélasse en plein (les fruits confits disparaissent pas mal derrière ce côté « gras ») et un côté salin ( ?? Je ne sais plus relire mes notes mais c’est ce qui s’en rapproche le plus …) vient faire son apparition.
 
Le nez était prometteur, le reste est sans surprises. Dommage. Bof du coup (surtout si la politique tarifaire n’a pas changée).
 
Tricentenaire :
Celui-ci est plus vieux vu qu’il s’agit d’un blend comportant des jus âgés de 8 à 17 ans.
A1710 - Tricentenaire
La bouteille ayant un certain style (reconnaissons-le), elle est utilisée pour chacune des trois cuvées « prestige ».
La robe est un rien plus claire que celle du Soleil de Minuit.
 
Le nez de celui-ci est beaucoup plus frais que le précédent : on démarre sur un fin boisé accompagné de légères notes mentholées, voire de quelques notes de réglisse.
Pour le surplus, je ne saurais pas vous dire : il y a un gros blanc dans mes notes mais je suis quasi sûr d’y avoir relevé autre chose.
Soit, retenez juste qu’il est beaucoup plus frais que l’autre. Et je trouve ça plus agréable.
 
En bouche, ce fin boisé perçu au nez est toujours présent. On retrouve également de légères notes fruitées (tendant ici aussi vers les fruits confits) ainsi que quelques épices rafraichissantes.
Le petit côté mentholé perçu au nez est toujours de la partie.
 
À la rétro-olfaction, on a droit à un shoot de fraîcheur boisé et mentholée avec un gros retour des agrumes, orange en tête.
 
La finale est également de longueur moyenne.
Elle est un rien plus épicée que ce que le produit nous avait réservé jusqu’à présent.
Les notes boisées sont bien là tout comme cette fraicheur sous-jacente qui tend toujours vers l’orange mentholée.
 
Bien plus agréable que le premier.
 
Bon, maintenant qu’on a vu la qualité de leur blanc bio (principalement le canne rouge), il n’y a plus qu’à patienter encore quelques années afin qu’ils nous offrent « leurs » véritables rhums vieux.
Hâte d’y être.
 
Suite des dégustations dans un prochain billet :-)
 
 
Rhum n’ Whisky