vendredi 23 février 2018

Spirits in the Sky 2017 – part 2 : "Mezcal Time !"

Spirits in the Sky - logo
Juste histoire que vous sachiez où on est ^^
Retour au Spirits in the Sky (pour ceux qui veulent savoir comment ça se passe, allez jeter un coup d’œil par là) pour nous focaliser le temps d'un bref retour sur un tout nouveau Mezcal distribué en Begique par The Nectar.
 
En fait, je suis passé à plusieurs reprises devant le stand mais pendant un certain temps, il était fort vide.
Puis je croise Itsel qui me dit qu'il faut absolument goûter. Ben c'est l'idée mais oùkilest l'exposant ?

En fait,le pauvre a eu quelques soucis pour arriver jusqu'au salon mais une fois sur place, la découverte commence.
 

Amores

Parce que oui, c'est comme ça que ça s'appelle ;-)
Mezcal Amores - logo
Amores est fondé par un groupe d'amis, en 2010, qui avait dans l'idée de faire découvrir le mezcal hors du Mexique.
Non seulement l'idée est louable mais en plus le concept est sympa niveau écologique : pour chaque agave récoltée, ils en plantent dix (après, quand on sait le temps qu'il faut pour que ça arrive à maturité, c'est plus que légitime). Ça permet d'une part de créer de l'emploi dans la région mais – surtout – de protéger et d'entretenir l'écosystème.
Rien que pour ça, il est bon de saluer l'initiative.
 
Au Mexique et en Amérique latine, la population a la chance de pouvoir découvrir quatre produits : Espadin Joven, Espadin Reposado, Cenizo Joven et Cupreata Joven.
Dans le reste du monde, on doit – pour l'instant - se contenter des deux produits suivants :
 

Amores – Espadin Joven :

Les agaves (Espadin donc) utilisées ici sont âgées de 7 à 10 ans et l'alcool produit titre à 41°.
Il s'agit d'un mezcal « artisanal » à comprendre – sauf erreur, mes notes ne sont pas hyper clair à ce niveau – dans le sens « ancestral », c'est-à-dire fait « à la main » (et selon mes lectures récentes distillé au moyen d'alambics en argile mais pour celui-ci je ne suis pas sûr parce qu'il semblerait qu'il s'agisse d'alambics en cuivre, ce qui nous mènerait putôt vers une qualification de mezcal « traditionnel »).
La fermentation est 100% naturelle.
Amores – Espadin Joven
Une bouteille toute en sobriété.
Qui dit mezcal non vieilli dit pas de couleur ;-)
 
Le nez m'a paru assez typé mezcal (bon, après j'avais déjà gouté d'autres produits totalement différents donc les retours du Spirits sont à prendre avec les précautions d'usage hein), c'est-à-dire sur le côté rance et acidulé de l'agave cuite (ce n'est pas l'aspect du produit que j'affectionne le plus) avec un petit côté salé.
Il m'a semblé également percevoir quelques notes caoutchouteuses qui revenaient par la suite.
Assez particulier en fait.
 
En bouche, c'est beaucoup, beaucoup plus rond sur des notes fruitées relativement agréables. Celles-ci vont toutefois repasser vers cet aspect acidulé et salin perçu au nez.
A noter également : de légères notes fumées assez sympa.
 
Niveau rétro-olfaction c'est salin et acidulé.
 
La finale est moyenne. Elle revient sur la rondeur perçue en bouche et ce côté acidulé qui nous aura accompagné depuis le début de la dégustation.
 

Amores – Cupreata Joven :

Les agaves utilisées sont différentes (Cupreata) et plus âgées (de 8 à 13 ans) et le produit titre à 43°.
J'ai oublié de le préciser ci-dessus mais les deux mezcals présentés ici font l'objet d'une double distillation
Amores – Cupreata Joven
Sobriété toujours mais avec un aspect plus végétal (ok, c'est juste plus "vert" mais j'aime bien).
Niveau couleur, c'est pareil : que dalle.
 
Ce qui m'a directement choqué au nez, c'est ce côté parmesan. Oui, je sais, ça surprend mais il semblerait que cet aspect « lacté » soit dû à la durée de fermentation (de 18 jours quand même).
De petites notes acidulées accompagnent ce côté parmesan qui m'a scotché. J'ai trouvé ça juste « wow ». Donc, comme pour la « cachaça apfelstrudel », je n'ai pas beaucoup plus de notes (surtout que j'ai beaucoup discuté avec le sympathique exposant à ce moment-là).
 
En bouche, c'est fruité et assez rond mais avec ce côté parmesan sous-jacent.
Des notes légèrement salines et acidulées sont également présentes.
 
A la rétro-olfaction, on est sur un produit chaud et relativement épicé (poivre surtout)


Enfin, la finale restera sur les mêmes arômes que celles perçues en bouche.
Des épices assez puissantes (« chili », poivre) viennent apporter encore un peu plus d'énergie à ce produit plein de surprises.
 
Désarçonnant mais très bien. Mon préféré sur les deux mezcals présentés
 
Deux produits donc deux notes de dégustations.
 
On se retrouve bien vite !
 
 
Rhum n' Whisky

mercredi 21 février 2018

Spirits In The Sky 2017 – part 1 : "Cachaça time"

Euh oui, c'était en novembre ...
Mais je l'ai déjà dit, j'accuse un certain de retard dans mes retours de dégustations.
 
Et pour les gros événements (Spirits In The Sky ou SITS de son petit nom, Whisky-Live, Salon du Rhum ou autre), je pense changer un peu de technique et plutôt revenir sur l’événement en plusieurs articles plus ciblés sur certaines distilleries ou certains produits que de vous faire un gros pavé indigeste qui - de mon côté - nécessite un temps assez conséquent.
Ça me permettrait entre autre de :
- vous parler de l’événement plus ou moins au moment où il s'est déroulé et expliquer pourquoi c'était bien (ou pas) ;
- comme dit plus haut, cibler l'un ou l'autre produit dégusté (il y aura fatalement une partie fourre-tout mais ça c'est un peu logique ^^) ;
- faire d'autres retours de dégustation entre deux articles consacrés à l’événement x ou y ;
- alterner les événements qui – en fonction de la période – s’enchaînent à une vitesse stupéfiante.
- faire sûrement tout un tas d'autres trucs que je n'ai pas encore envisagé.
 
En fait, je n'y pense pas vraiment : j'agis et je commence directement avec celui-ci.
 
Avant de vous dire tout le bien (et le moins bien si besoin est) que je pense de la grand messe Nectar qui a eu lieu les 4 et 5 novembre derniers à Bruxelles, je reviendrais juste un instant sur un truc qui m'a passablement "surpris" dans le petit microcosme des blogs tenus par des amateurs de spiritueux  (je voulais dire "choqué" mais t'es choqué par une catastrophe par exemple, pas par un avis sur un blog spi), raison qui m'a notamment amené à ressortir mes notes sur le SITS (ok, ça date aussi mais je n’ai vu ça qu’il y a peu).
Machin (si tu me lis, j'ai décidé de t'appeler Machin comme j'aurais pu t'appeler truc ou Jean, bref un truc anonyme mais qui se veut sympathique, ne vas pas mal le prendre, il n'y a aucune animosité derrière ça) a donc été au SITS et a été déçu de ne pas se faire offrir plus de verres/samples gratuitement. Bon il ne l'a pas dit comme ça mais si on lit entre les lignes c'est clairement ce qu'il sous-entendait.
Il a également fait jouer le fait que ça privait les lecteurs de plus de diversité.

Perso, et là je parle pour moi mais c'est mon blog donc je fais ce que je veux, quand je vais en salon, exposant ou pas ben j'achète mes tokens, jetons, ... Que je connaisse ou pas les exposants, organisateurs, ... Ça me semble logique.
Après, je le reconnais, ça fait toujours plaisir quand on t'offre un verre gratuit ou quand on te sort la bouteille de sous le comptoir. Mais honnêtement, pour en arriver là, faut montrer un peu d'intérêt au produit, à la distillerie, ... accepter de discuter avec l'exposant, échanger sur son ressenti. Bref faire ce pourquoi tout salon est organisé : partager, rencontrer, prendre du plaisir.
Je reconnais aussi que je suis le premier à râler quand tu n'as pas au moins un produit d'appel sur la table, faut attirer le chaland enfin, c'est la moindre des choses (surtout quand tu vas à un salon pour la première fois et que tu fais tout payer. Oui, je pense à toi nouvelle – plus tant que ça maintenant – distillerie suédoise. Non, pas Mackmyra, l'autre ^^)
Maintenant faire des salons pour choper des samples ou des verres gratuitement, ça peut être un challenge hein. Je sais pas trop, pourquoi pas après tout ?
Alors oui, c'est cher. Mais ça, c'est annoncé sur les bouteilles donc c'est honnête. Parfois c'est abusé (remember Longueteau), parfois c'est justifié. Moi, je me suis toujours dit que ça me permettrait - un jour, quand je l’aurai décidé de franchir le pas du budget violent - de goûter un Port Ellen ou un autre truc vieux, cher et mythique. Mais tu as toujours le choix de goûter ou pas. Et donc de payer ou pas.
Du coup, ça prive certes le lectorat de certains retours sur des nouveautés, des produits d'exception ou des produits normaux mais payants (et ils sont Légion ceux-là) mais ça aussi, ça fait partie du jeu.
Après, même certaines distilleries ou exposants font payer leur caviste/client habituel ; là, je le dis aussi, faut arrêter de déconner quand même.
Sinon Machin, si on se croise en salon, c'est avec plaisir que je te paierai un verre pour discuter avec toi parce que de un, t'as pas l'air d'avoir mauvais goût, loin de là, et de deux, si ça se trouve, il y a autre chose derrière tout ça et j'aimerais savoir ;-)
Bref c'était le moment "carte blanche" pour réagir à un truc plus ou moins d'actualité qui m'a passablement surpris.
 
Bon, le coup de gueule habituel des grands événements étant posé (généralement, c'est le garde à problèmes capillaires mais lui il est à Spa donc fallait bien parler d'autre chose ^^), il est temps d'en revenir au SITS en lui-même !
 
Spirits in the Sky 2017 - flyer
 
Niveau logistique tout d'abord :
- Où ? À Bruxelles, à l’hôtel Thon (oui, je sais, moi aussi ça me fait marrer) pour être précis  ;
- Quand ? Les 4 et 5 novembre derniers (suivez un peu, je l'ai déjà dit plus haut). Et le prochain, c'est les 10 et 11 novembre  ;-)
- Quoi et Comment ? Plusieurs salles de conférence (je suppose) dans lesquelles vous avez droit, dans le désordre, à des dégustations, des master-class diverses et variées (raaaaaah, j'ai raté celle de Dave Broom !!! Mais j'ai pu faire une photo avec lui *joie*), un espace cocktails (super pour Madame ; coucou Jef), des produits divers et variés (de presque tout whisky au début on rayonne vraiment pas mal maintenant), un espace rarities cher (vu les produits proposés, c’est logique aussi) mais hyper bien fourni et j'oublie certainement l'une ou l'autre chose.
 
Et sinon, les trucs nuls c'est quoi ?
- le premier, il faut donner raison à Machin, ben en fonction du stand c'est cher. Mais c'est le jeu (et mes samples de Del Maguey m'ont coûté un bras mais qu'est-ce que je suis content d'avoir payé pour les goûter parce que comme L’Oréal, ça le vaut bien ! Oui c'est bien un teaser dégust' ^^) donc voilà, tu paies ou tu passes ton chemin si ton budget ne le permet pas ou si tu ne veux pas débourser un kopeck.
Et ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit : il y a tout un tas de produits en dégustation libre (whisky, rhum, porto, sherry, mezcal, cognac, calva, armagnac, ...) Bref c'est un point négatif sans en être un :p
- deux jours c'est trop peu : Sérieux quoi, y a trop de choses à goûter et, ce qui n'arrange rien pour l'organisme, de tout style (voyez plus haut). Attention aux mélanges donc.
- ... euh, je crois que c'est tout. Si autre chose me revient, je ne manquerai pas de balancer ;-) mais dans l'ensemble,je suis quelqu'un qu'on peut contenter facilement niveau organisation donc voilà.
 
Et pourquoi c'est bien du coup ?
- le plus important à mes yeux (surtout depuis que je me diversifie massivement niveau spiritueux) c'est le choix de produits disponibles (à nouveau, voyez plus haut) :niveau diversité c'est juste top !
Et pour ne rien gâcher, y a moyen de goûter à pas mal d'entre eux sans débourser un token. Que demande le peuple ? Après tu montes en gamme, tu paies mais c'est logique (et surtout, c'est à peu près partout pareil en Belgique) ;
- il y a de l'eau à tous les stands (et du ravitaillement en bas, c'est non négligeable). Oui, depuis le Gin-Experience, ça me tient à cœur de le souligner :p
- les exposants sont super sympas :-D Qu'ils viennent de la distillerie (que ce soit Amores, Drouin, Montesquiou, Augier, Graham ou d'autres que j'aurais oublié), qu'ils bossent pour Nectar (coucou Itsel, coucou Pierre ^^), qu'ils soient « juste » exposants (coucou Didier, coucou Stijn) ou bartender (coucou Jef), ce fût un plaisir d'échanger avec eux !
- c'est fun de voir Itsel faire des « visites guidées » et de voir la tête des gens goûter le clairin ;
- j'ai parlé des « gens du salon » mais il y a aussi les « gens qui sont venus pour le salon ». Et c'est aussi grâce à eux que je passe de chouettes moments (oui, parfois, je parle avec des gens au lieu de boire. Et le pire, c'est que ça arrive de plus en plus ... heureusement que je prends des samples avec moi ^^). Et donc, coucou Magali, Coucou Gaëtan, coucou Michael, coucou Vincent et tous les autres que j'aurais honteusement oublié ;
- parce que c'est le premier salon que j'ai fait avec Madame :-D (il y avait du porto, ça l'a convaincu ^^).
- sûrement d'autres choses que j'ai oublié depuis lors (honte à moi ...).
 
Voilà voilà.
 
Il est temps de parler un peu dégustation maintenant non ?
 
Direction le Brésil du coup pour nous plonger au plus profond de la cachaça !
Un grand merci à Stijn pour ses explications et ses conseils, ce fut un très chouette moment :-D
SITS 2017 - cachaça
La table à cachaças. Y avait de quoi faire ^^

Cuca Fresca – Ouro :

Celle-ci nous vient de Sao Polo. Je pourrais vous dire qu'il s'agit de la cachaça de Snoop Dogg mais ça fait moins rêver ...
Après avoir subi une double distillation, elle a vieilli durant quatre ans en fût de jequitiba, une essence locale qui – si mes notes sont correctes – ne devrait pas avoir trop d'influence sur le produit tant au niveau du goût que de l'odeur si ce n'est qu'il en réduirait l'acidité et aiderait au développement des notes végétales (ça a donc, in fine, une influence ^^).
Cuca Fresca – Ouro
Une bouteille qui ne paie pas de mine.
Sa robe est de couleur paille.

Le nez est d'abord végétal et assez plat avant de passer sur quelque chose de plus doux et sucré.
Ça m'a fait pensé à un « gentil » rhum agricole (le côté canne, tout ça, tout ça), très facile d'accès.
Quelques épices pointent le bout de leur nez par la suite.
 
En bouche, on démarre sur une douceur mielleuse qui va vite laisser place à des notes plus végétales.
A nouveau, les épices arrivent par la suite.
 
Niveau rétro-olfaction, on est sur un produit beaucoup plus épicé et herbacé.
 
La finale, assez brève, restera sur ces notes végétales (canne, canne, canne) et épicées.
 
De par sa rondeur, c'est super facile d'accès.
 

Magnifica – Tradicional :

Direction Rio de Janeiro. On est face ici à un produit vieilli deux ans en fût de bois Ipê, une autre essence locale.
Magnifica – Tradicional
On reste dans la sobriété.
Deux ans mais c'est fort fort clair. Limite incolore.
 
Le nez est quant à lui hyper végétal (sur la canne) mais aussi extrêmement intense (sur le moment, j'ai pas réussi à en dire plus). C'est assez stupéfiant, surtout comparé au premier produit dégusté.
 
En bouche, ça reste très intense (c'est végétal en plein et à la limite légèrement caoutchouteux) mais très bien intégré avec une rondeur sous-jacente sur les fruits exotiques.
Celui-ci m'a plus fait pensé à un clairin par exemple.
 
À la rétro-olfaction, on reste sur les notes végétales qui nous guident depuis le début de la dégustation ainsi que sur des notes plus épicées qui commencent à apparaître.
 
La finale, moyenne, s'adoucit (sur des notes plus sucrées) tout en conservant une certaine chaleur.
 
Plus jeune mais beaucoup plus sympa.
 

Sapucaia – Velha tradicional :

Retour à Sao Polo pour découvrir une partie de la vaste gamme Sapucaia.
On commence avec un produit vieilli cinq ans.
Si je ne raconte pas de bêtises (et que je comprends mes gribouillis), la canne utilisée est cultivée uniquement trois mois par an.
Sapucaia – Velha tradicional
Sobriété toujours mais avec un code couleur cette fois ...
A nouveau, c'est très, très clair.
 
Au nez, il ne se passe pas grand chose en fait : canne, notes végétales, rondeur et – en cherchant bien – un peu d'épices.
 
En bouche, on a droit à une déferlante d'épices (principalement sur le poivre).
On reste sur la canne pour le côté rond du produit.
Étrangement, ça m'a quand même paru un peu « fermé » (ok, c'est perturbant dit comme ça mais c'est l'effet que ça m'a fait ^^)
 
Niveau rétro-olfaction, c'est doux et épicé, légèrement sucré mais aussi – et de manière plus surprenante – fumé.
 
La finale est moyenne, sur le poivre et la canne.
 

Sapucaia – Reserva da Familia :

La même mais avec cinq ans de plus (ce qui nous donne effectivement un total de dix ans).
Sapucaia – Reserva da Familia
Quand je vous parlais d'un code couleur ;-)
Ca y est, on fonce. Mais légèrement hein. On en arrive à une robe paille très claire.
Pour du dix ans, c'est soft.
 
Le nez ressemble pas mal à la version précédente (canne, végétal, rondeur, légères épices) mais est plus rond, présentant ça et là quelques notes plus vanillées.
 
En bouche, on repart sur un produit plus végétal et épicé enrobée d'une rondeur vanillée et – peut-être – de quelques notes fruitées.
 
Pour la rétro-olfaction, il se fait plus doux que le précédent tout en restant assez épicé.
 
La finale est plus longue cette fois, toujours épicée (mais c'est plus en retenue ici) et légèrement fruité.
 
Malgré les cinq ans de plus, je n’ai pas vraiment trouvé de différences flagrantes entre les deux derniers produits.
 

Sepucaia – Real 18 anos :

On est ici face à la cachaça la plus vieille du Brésil (toujours selon mes notes hein).
Le vieillissement a eu lieu pendant dix ans en fûts de chêne et, en raison d'une part des anges de l'ordre de 70 %, quatre fûts ont été regroupés en un seul et même fût pour terminer calmement le vieillissement durant huit ans.
Pour les fans de chiffres, des 1.000 litres de départ, on est arrivé à 280 bouteilles. Au Brésil aussi les anges sont gourmands (ou alcooliques enfin).
Sepucaia – Real 18 anos
Je le reconnais, je n'ai pas trouvé de photo correspondant à la bouteille exposée. Du coup, c'est le format 75cl.
Et bien, ça y est, on a de la couleur : c'est bien doré !

Au nez, l'influence du fût se fait immédiatement sentir : c'est hyper vanillé. C'est presque trop « bonbon ».
Quelques notes de fraîcheur mentholée viennent un peu rééquilibrer la chose.
 
En bouche, c'est rond, c'est doux, c'est vanillé, on a l'impression d'aller se promener en Barbade.
J'aime bien mais je trouve que – comme pour les mezcals vieillis – ça dénature un peu le produit brut, on perd tout ce côté végétal agréable.
 
La rétro-olfaction, comme pour me contredire, va nous offrir un retour des notes herbacées.
 
La finale est longue sur le côté doux et sucré toutefois contrebalancé par ces arômes herbacés qui viennent tout juste de se manifester.
 

Weber Haus - Amburana :

Comme son nom l'indique, celle-ci a été vieillie en fût d'Amburana (une autre essence locale).
Le produit fini est cependant totalement différent de ce qui a été dégusté jusqu'à présent parce que le climat du lieu où a été effectué le vieillissement est différent (on se trouve cette fois dans les montagnes), tout comme la macération et les levures employées.
Bref, c'est pas pareil.
Weber Haus - Amburana
Oui, ici, il y a un travail sur le packaging.
On reste dans un produit « coloré » avec une jolie robe d'un or léger.
 
J'ai annoncé la couleur plus haut et là je confirme : le nez n'a aucun rapport avec les autres produits. On est clairement sur une cachaça « dessert » !
Les notes pâtissières sont à la fête et les épices douces s'en donnent à cœur joie, cannelle en tête. On peut également relever des notes de pain d'épice ainsi que quelques touches à tendance spéculoos.
Ben c'est sympa mais limite écœurant quand même (et on n’en est qu’au nez dites donc !).
 
Le choc se produit toutefois en bouche. D'un coup, tu te dis que tu bois un apfelstrudel (si, si, je vous jure). Cette impression serait due au type de bois employé pour constituer le fût (l'Amburana donc).
Ne vous attendez pas à plus de notes de ma part, quand on bugge sur « apfelstrudel », c'est fini, on ne sait plus rien trouver d'autre.
 
La finale est « plaquante » et va rester sur les mêmes notes douces, rondes, pâtissières et limites écœurantes perçues jusqu'à présent.
 
Et ben c'était surprenant !
 
Ceci conclut la partie cachaça de mon premier Spirits In The Sky.
Une expérience très intéressante qu'il serait sympa de reproduire au calme dans mon chez moi.
 
Ne me demandez pas un ordre de préférence, je n'ai rien noté à ce sujet et ça fait maintenant trop longtemps que je les ai dégustés (même si je pense avoir un penchant pour la Magnifica).
 
 
Rhum n' Whisky

mardi 20 février 2018

Hannut, ça commence par H ... comme Houblon ^^

Après l'avoir annoncé sur "fesse-bouc", je devais quand même vous faire un petit retour de notre périple au Salon de la Bière.
 
Pratiquement parlant, après une "lasagne maison" (ne sachant pas trop à quoi nous attendre, on a préféré avoir quelque chose de consistant dans le corps avant d'affronter la soirée), nous – c'est-à-dire Pierre et moi – nous sommes dirigés vers le marché couvert de Hannut où avait lieu le 4ème (si je ne dis pas de bêtises) Salon de la Bière.
 
Salon de la Bière - flyer
 
Celui-ci se déroule sur trois jours et permet – au travers une flopée d'activités sympathiques comme une brocante brassicole, des balades gourmandes, des quiz et autres activités – de découvrir le monde des bières artisanales.
 
Et c'est bien ?
 
C'est pas mal mais …
Comme d'hab, on va se pencher sur l'aspect bien/pas bien de l'événement.
 
Les points négatifs :
- le coût « traître » du salon : le site annonce une entrée gratuite mais la nécessité d'acquérir un verre à 3 euros permettant de déguster des bières diverses et variées. Jusque là, rien d'alarmant, ça nous fait une entrée à 3 euros et un joli verre de 15 cl.
Le problème se fait jour quand on arrive sur place où – après la pancarte verre/3€ - on tombe nez à nez sur la pancarte qui dit que toutes les bières sont à 2€.
Déjà, c'est assez fourbe comme technique. Autant jouer franc jeu direct et l'annoncer sur le site comme ça pas de mauvaises surprises. Et puis 2€ les 15cl, ben pour pas beaucoup plus cher j'ai une 33cl en magasin ;
- au bout d'un moment, tu te crois en festival. Pas que ça pue la bière et qu'il y a des gobelets partout, non. C'est juste que l'acoustique est un peu naze et que le son allait un peu fort donc pas le choix, il fallait un rien parler fort (comment ça « crier »?) pour se faire entendre.
 
Pour le reste, la salle fait le taf, le manger à l'air sympa, il y a un château gonflable pour les enfants, des manges debout ainsi que des tables avec bancs et un shop.
Aucune remarque à ce sujet, on n'a rien testé à part les manges debout.
On n'a même pas visité les toilettes. Quel scandale !
 
Les points positifs maintenant :
- 20 brasseries présentes avec un ou plusieurs produits, c'est chouette, ça permet de découvrir tout un tas de produits ;
- les exposants sont super sympa (du moins ceux avec qui on a discuté) ;
- le format du verre : 15cl pour découvrir/déguster ben c'est pas mal du tout en fait. À la fois suffisamment grand pour goûter et pas trop grand pour ne pas être complètement rempli après deux verres.
 
Après, nous ne sommes pas non plus restés très longtemps et, l'air de rien, on a pas mal parlé avec les exposants (et un revenant inattendu dites donc ^^) donc c'est difficile d'avoir un regard plus critique sur la chose.
 
Juste une question : comment ils font les gens pour tenir sur la longueur ? Parce que, sérieusement, même à 15cl, ça remplit la bière hein ! Nous on saturait vraiment sur la fin.
 
Pour ceux qui l'espérait, pas de prise de notes ici. Juste une soirée sympa avec un ami et  - quand même – un petit repérage pour plus tard ;-)
 
Mais histoire de rentabiliser un peu l'article (et pour ne pas juste dire « j'y étais »), on va revenir un rien sur les produits dégustés :
 
- la Quadra (blonde et ambrée) : ici, c'était un passage obligé ! Non seulement, c'est brassé « juste à côté de chez moi » mais en plus c'est brassé par des amis de mon collègue de dégustation et ami Francis. Deux raisons pour s'arrêter au bord du terrain de volley … pardon, devant le stand (comprenne qui pourra ^^).
Quadra
Deux bières à déguster, ça tombe bien, on a fait moitié-moitié.
Conclusion : une blonde super fraîche sur des notes d'agrumes surprenantes et une très agréable ambrée.
Va falloir que j'en choppe une de chaque prochainement pour faire un retour plus approfondi (et un pack de blonde pour le plaisir parce qu'à mon avis, ça descend tout seul cette petite chose) !
 
- la Sainte Nitouche : même si l'affiche de la Tits était plus affriolante, on s'est arrêté au stand d’à côté pour découvrir cette bière en provenance de Beyne-Heusay et – à nouveau – déguster deux produits différents.
La « blondinette » : très honnêtement, après la Quadra ambrée, ben juste non en fait. C'est plus que fade.
La « brunette » : qui, comme son nom ne l'indique pas, est une blonde ^^ Une amertume plus intense et un voltage plus élevé que sa petite sœur la rende immédiatement plus agréable. Sympa mais sans plus.
 
- la Bière tombale – la der' des der' : Très clairement, un arrêt obligatoire au vu de l'étiquette (là, c'est le fils de marbrier-tailleur de pierre qui aime se promener dans les cimetières quand il va en vacances qui parle ^^)
Bière tombale – la der' des der'
Alors même si je n'ai pas fait de photo lors du salon, le visuel de celle-ci devait absolument figurer sur le blog ! C'est juste génial.
Non seulement, elle fait partie des bonnes surprises de la soirée mais qu'est-ce qu'on s'est bien amusé !
Sérieusement, on n'imaginait pas un seul instant parler boulot ce soir-là mais si (non mais franchement, un juriste qui travaille à l'administration fiscale, un clerc de notaire et des « brasseurs amateurs » qui discutent succession sur un salon de la bière, et qui se bidonnent en plus (!), vous y croyez vous ? Et ben nous on l'a fait!)
Délire :-D
Sinon la Bière Tombale, c'est juste une tuerie ! Mais elle doit être fourbe parce que les 9,5°, ils ne se sentent mais pas du tout !
 
- l'Herbièriste : ici on n'a pas été conquis, loin de là, bien trop sur les aromates cette Phrodisiaque. Le look plus ou moins steam-punk c'est sympa mais ça ne fait pas tout malheureusement.
 
- Les Barons de la Bière : passage obligé ici aussi. Après tout, c'est un peu à cause d'eux que je me suis lancé dans la dégustation de bières ^^
Comme je suis un gros crabe, j'ai tout fait à l'envers en commençant par une Brown Sugar au fût.
Ben c'est chouette mais ça m'a paru un peu trop froid et moins agréable qu'en bouteille.
La Ferrusienne ensuite. Tout de suite après la Brown Sugar, c'est plus plat mais quand même assez agréable. A retester donc.
Et pour terminer, la dernière bonne surprise de la soirée : la Wallifornian Pale Ale. Top top top. Il m'en faut aussi de la comme ça !
Wallifornian Pale Ale
 
Les trois bonnes surprises de la soirée, dans l'ordre de la dégustation : Quadra blonde, Bière Tombale et Wallifornian Pale Ale.
(Oui, c'est celle dont j'ai mis le logo, ça égaie un peu non ?)
 
Voici pour le bref résumé de cette bien bonne soirée !
 
A refaire (ou alors – maintenant qu'on a deux verres de 15cl – on va acheter les bouteilles et on fait ça tranquille à la maison. Le concept est lancé, je dis ça, je dis rien ^^).
 
 
Rhum n' Whisky

lundi 19 février 2018

Je reste Fidel à la quinzaine …

Ceux qui savent de quoi traite cette nouvelle quinzaine trouveront vraisemblablement ce jeu de mots pitoyable.
Les autres comprendront après (et le trouveront pitoyable aussi, rassurez-vous).
Perso, j’en suis assez fier ^^
 
Alors, même si elle n’est pas finie (et même si je n’ai – pour l’occasion – pas uniquement dégusté ce qui suit), il me parait utile de faire le point sur cette icone cubaine (c’est bon, vous avez percuté pour le titre ?) qu’est … Havana Club !
Havana Club - logo
Oui, j’ai osé …
En bref, l'histoire de Havana Club remonte à 1878 (quand même), date de la fondation de la distillerie.
À part ça, pas grand chose à raconter si ce n'est qu'elle est "nationalisée" suite à la révolution cubaine et qu'en 1993, grâce à un partenariat avec Pernod Ricard, la marque décolle à l'international (rien que ça).
A noter que l'on parle quand même de la quatrième marque de rhum au monde alors que le marché américain lui était fermé jusque début 2016 (je n'ai toutefois pas suivi l’évolution de la chose et ne peux donc affirmer que la marque est maintenant distribuée aux USA mais suite à la levée de l'embargo, cela semblait être le cas).

On va démarrer par deux « expériences scientifiques » avant de passer à produit taillé pour la dégustation.
 
Pour la Science (avec un grand S) du coup !
(et un peu pour la quinzaine aussi)
 

Havana Club Anejo Blanco :

Un "blanc âgé" ... ça a sûrement dû vieillir plus ou moins un an avant d'être filtré au charbon pour avoir cette couleur limpide.
Havana Club Anejo Blanco
Ca fait rêver hein oui ^^
Niveau coloration, même si c'est "âgé" ben c'est –sauf erreur – filtré au charbon donc que dalle, transparence totale ;-)
 
Le nez est fruité (sur le fruit rouge) et légèrement végétal (sur la canne, si, si).
C'est très doux, assez vanillé.
C'est tout. Après, vous reconnaîtrez que c'est déjà pas mal :p
 
La bouche est sucrée mais c'est contrebalancé par une petite amertume végétale. C'est également un peu alcooleux (oui, même à 37,5° ...) et légèrement épicé.
 
Niveau rétro-olfaction : épices et alcool se partagent le monopole avec quelques touches végétales.
 
La finale va rester sur les notes épicées perçues à la rétro-olfaction avec ça et là quelques notes fruitées rappelant le nez ainsi que sur de légères notes toastées.
C'est assez bref.
 
Alors, non, ce n'est clairement pas un rhum de dégustation. Loin de là.
Mais c'est finalement moins terrible que dans mes souvenirs (et que ce à quoi je m’attendais).
 
(NB : utilisé uniquement en mixologie à la maison, sauf aujourd'hui où il a été "dégusté" pur à des fins scientifiques ^^)
 
...
 
Ben je ne pensais pas écrire un truc si long là-dessus.
 

Havana Club Anejo Especial :

En gros, un blend de produits pouvant aller jusqu'à cinq ans nous offrant un rhum « âgé spécial ».
Il aurait subi un double vieillissement (d'abord en fût de bourbon puis en fût de whiskey irlandais. (oui, rien que ça, encore) … Une subtile manière de nous vendre ça comme s'il s'agissait d'un produit d'une douceur incroyable.
Sont forts niveau marketing chez Pernod Ricard ^^
Havana Club Anejo Especial
Ici on gagne 2,5° (et j'ai glissé en me servant vu la dose de goret que je me suis servi ... pour la science je vous dis ...)
Bon ben déjà niveau couleur, c'est tout de suite plus sympa vu qu'on est sur un truc présentant une robe d'un bel or intense.

 
Le nez part directement sur des notes de bois toasté, de la vanille à foison, des notes caramélisées en veux-tu en voilà, ...
Ca fait un peu cliché hein oui ? ;-)
Mais derrière tout ça, on sent qu'il y a un peu de fruits (alors fruits rouges ou fruits exotiques, je ne sais pas trop, c'est juste très caramélisé et je vous invite à faire le test par vous-même. Histoire que je ne sois pas le seul masochiste de la bande :p) mais c’est léger hein, ne vous attendez pas à un truc incroyable…
On y repère également quelques notes torréfiées.
 
En bouche, c'est assez monolithique : léger boisé toasté, caramel, vanille.
Y a pas grand chose de plus.
 
Niveau rétro-olfaction, on prend direct un gros shoot épicé et le toasté part plus vers des notes fumées.
Une vague impression de repérer des céréales passe également par là pour nous perturber encore plus.
De fines notes mentholées amènent un peu de fraîcheur à la chose.
 
La finale est un peu plus longue que l'autre (pas dur en même temps) et va rester sur ce léger boisé épicé avec quelques rémanences fumées/toastées avant de repartir vers des notes plus écoeurantes (soyons honnêtes et appelons les choses par leur nom) sur le caramel et la vanille.
 
A nouveau - et pour être très honnête - c'est bien moins pire que ce à quoi je m'attendais (ben oui, celui-ci aussi il ne sert que pour les cocktails à la maison et encore ça doit dater de très très longtemps parce que depuis pas mal de temps je me sers d'autre chose comme base :p)
 
Bon, je veux bien qu'il faut donner de sa personne pour la #quinzaine mais on va arrêter les conneries hein.
 

Havana Club - Seleccion de Maestros :

Alors là, je cite le site de chez Havana Club tellement c'est beau : « Havana Club Seleccion de Maestros représente l’expression ultime de l’extraordinaire collaboration entre les membres de la confrérie des Masters of Cuban Rum, dirigée par le talentueux Don José Navarro. »
Quand je vous disais que c'était beau ;-)
Sinon, en gros, les Maetros Roneros se réunissent pour choisir les rhums âgés « les plus fins et les plus exceptionnels » (je cite toujours). De là, il y a blend et nouveau vieillissement pour – à nouveau – choisir les rhums arrivés à maturité (sauf erreur, ils devaient déjà y être au premier tour mais bon, on ne va pas chicaner hein:p) pour – c'est la que ça se complique – à nouveau les mélanger ? Ben oui, il y aurait trois vieillissements, le site parlant de blend final mis en bouteille directement à partir du tonneau à 45°.
 
Et si on terminait par une petite phrase choc pour la route ?
Soyons fous !
"Et d'après les Maestros, il faudra le servir de préférence avec un grand cube de glace. Tandis qu'il fond, il dégage son onctuosité exceptionnelle et toute une gamme de saveurs."
Y a pas à dire, sont funs chez Havana ^^
Havana Club - Seleccion de Maestros
Déjà, celui-ci, il donne bien pus envie. Ne serait-ce que niveau packaging ou voltage.
Sa robe est d'un bel or orangé (et les reflets aussi soit dit en passant).
 
Le nez est déjà bien plus complexe que les deux autres (ce n'est pas étonnant mais c'est utile à souligner).
Alors oui, c'est légèrement boisé, il y a du caramel et de la vanille mais pas que.
Les épices (cannelle en tête) sont présentes dès l'ouverture des débats et Il y a également une certaine fraicheur tendant vers la réglisse, des notes torréfiées mais aussi des fruits secs.
Enfin, un petit côté cuir/tabac intéressant est également de la partie.
Très sympa. Vraiment beaucoup plus intéressant que l'anejo especial.
 
En bouche, tout de suite, ça a plus de peps.
C'est épicé juste ce qu'il faut, le caramel, la vanille ainsi que qu'un boisé bien intégré sont toujours de la partie ; tout comme le côté cuir/tabac perçu au nez.
Un petit côté toasté/caramel brûlé se développe avec le temps.
 
Niveau rétro-olfaction, c'est épicé, boisé, vanillé et torréfié.
Rien que des choses très normales vous allez dire.
Mais ... il y a une jolie arrivée de fruits caramélisés hyper gourmands qui vient encore arrondir la chose.
 
La finale est plus longue que les deux derniers (après ça reste moyen hein, c'est pas un Caroni non plus).
Elle démarre sur un fin boisé, de légères épices ainsi que sur le caramel et la vanille sans que cela ne soit écoeurant comme le précédent.
Et le coté fruité (fruits exotiques et fruits secs) perçu ci-dessus va nous accompagner jusqu'à a fin.
Il sera rejoint par les notes toastées qui s'étaient manifestées plus tôt.
 
Bon ben clairement, y a pas photo, c'est vachement mieux que les deux autres et c'est taillé pour la dégustation (ok, c'est un peu le concept aussi).
Moi ça me plait toujours autant et pour les "débutants" (rien de négatif dans le terme hein) c'est vraiment un chouette produit (bon, c'est peut-être un peu cher mais là n'est pas la question) : facile d'accès et agréable tout en réservant une certaine complexité/subitilité qui s'offre à qui veut bien approfondir la chose.
Top ^^
 
 
Rhum n’ Whisky

lundi 12 février 2018

Encore une bien Bielle quinzaine …


Ok, je le reconnais, je kiffe Bielle pour tous les jeux de mots à la con qu’on peut faire avec. Mais pas que.
Non, plus sérieusement, je suis fan.
 
Et comme j’ai remporté une quinzaine du BRC (voyez par ici pour le concept) sans rien goûter mais en ressortant simplement un vieil article, je me suis dit que je me devais un peu donner de ma personne pour la suivante.
J’ai donc proposé des thèmes dont j’avais plein de choses à gouter et le choix des admins est tombé sur Bielle.
Rhum Bielle - logo
Pour plus de détails sur la distillerie en elle-même, je vous renvoie par ici histoire de pouvoir se concentrer sur la dégustation des samples (obtenu en grande partie via Guillaume ou à l’espace collector du dernier Salon du Rhum).
 
On va faire ça à rebours histoire de terminer par la bombe du line-up et, pour titiller un peu les puristes, commencer par un Bielle qui n’en est pas un !
 

Rhum Rhum Libération 2010

Du rhum distillé par Capovilla suite à l’installation par Velier d’une « distillerie dans la distillerie » …
En gros, on se sert du même matériau de base (la canne de chez Bielle donc) et c’est « au même endroit » mais ce n’est pas fait pareil.
Plus basique comme explication, tu meurs mais là tout de suite, je n’ai pas envie de rentrer dans le détail. On y reviendra quand je me pencherai un de ces jours sur le 2012 réduit.
Rhum Rhum Libération 2010Rhum Rhum Libération 2010 sample
 Libération, moi j’ai toujours été fan de leurs étiquettes !
(et oui, il y a une erreur sur le sample ^^)
 
La couleur, elle est bielle (…) et bien plus foncée que celle des versions « officielles » qui vont suivre : on est en plein sur le cuivre.
 
Tout comme la robe, le nez de ce rhum est sans commune mesure avec les OB habituels (du moins ceux que j’ai goutés) … et même avec les IB en fait !
C’est hyper gourmand, à fond sur le fruit (banane carrément flambée, voire caramélisée), l’alcool est magistralement bien intégré. Et quand on a l’impression de surfer sur l’exotisme à l’état pur, on se retrouve nez-à-nez avec un retour stupéfiant des fruits secs.
À se demander si on est toujours chez Bielle même si on y trouve quand même une petite touche d’agrumes (qui est toutefois bien cachée par ces parfums enivrants immédiatement décelés).

 
En bouche, et bien c’est pareil, aucun rapport avec le reste ! C’est tout simplement « wow ».
C’est intense (niveau saveur, pas niveau watts, l’intégration de l’alcool étant toujours parfaite) et hyper gourmand sur les fruits exotiques, la réglisse (surtout), avec un boisé archi-fin et de fines notes d’agrumes épicés (le côté épicé tend plus vers un aspect salé que poivré et c’est très agréable).
Il tapisse bien la bouche et présente des notes sucrées typées tarte à l’abricot.
Rooooh que c’est bon !

 
Niveau rétro-olfaction, c’est chaud, légèrement épicé, fruité (la continuité du nez et de la bouche avec de la banane et des fruits exotiques).
À noter qu’une légère amertume végétale pointe ici le bout de son nez.

 
La finale est longue, longue, longue, sur ce côté très gourmand (sur les fruits quoi) tout en conservant une certaine fraicheur.
La réglisse est toujours bien présente et des notes plus « animales » sont également de la partie (cuir, tabac ?) mais ça reste tout en subtilité.

 
C’est juste génial en fait. Et j’ai probablement dégusté ça trop vite mais bon …
Alors vient la grande question : ai-je été influencé parce que – in fine – c’est Velier ?
Très honnêtement, je ne pense pas (preuve en est les Habitations Velier, c’est bien fait, certains sont top mais d’autres voilà quoi ; c’est mon avis hein, ne généralisez pas) parce que abstraction faite du concept bouteille noire (d’ailleurs moi c’était sample transparent de pharmacie), c’est beau à regarder, ça sent extrêmement bon, c’est délicieux à déguster et ça reste longtemps en bouche après ladite dégustation.
Que demande le peuple ?
C’est pour l’instant le seul produit Velier/Capovilla que j’ai pu tester mais qu’est-ce que c’est bon !

 
Le « hors-sujet », c’est fait, on va repasser aux Bielle Bielle maintenant.
 
Et on commence avec une flopée de 2008 !
 

Tres Hombres – Fairtransport Rum – Agricole VIII ans d'âge - édition 14 – Marie-Galante – Rhum agricole vieux – 44°

Embouteillage indépendant pour ce rhum transporté à la voile de manière écoresponsable par « Les frères de la côte ».
Si je mets la main sur l’un ou l’autre samples de chez Tres Hombres, je reviendrai dessus plus longuement :- )
Normalement, celui-ci a été embouteillé en 2016. Donc 2016 – 8 = 2008 mais ça reste à vérifier (la date d’embouteillage hein, pas la soustraction ^^).
Tres Hombres – Fairtransport Rum – Agricole VIII ans d'âge - édition 14 – Marie-Galante – Rhum agricole vieux – 44°
 Photo « à même la main » … Va falloir vous habituer, je commence à devenir plus authentique ^^
 
Dégusté tout dernièrement à l'occasion d'une soirée entre amis où, l'air de rien, on a beaucoup plus parlé et déconné que pris note de manière studieuse ...
Pour ceux qui sont perplexes, ça veut dire "petite note" :p
 
La robe est dorée.
 
Le nez est bien typé Bielle : d'agréables notes boisées et des agrumes en veux-tu en voilà sont de la partie.

Une petite touche saline (l'effet psychologique de la belle histoire du transport par bateau ?) se fait jour tout comme un petit côté mentholé rafraîchissant.

 
En bouche, l'alcool se fait plus présent sans être désagréable.
Le côté boisé senti au nez est toujours bien là mais on touche ici plutôt à du bois humide.
Les agrumes continuent de nous accompagner.

 
A la rétro-olfaction, ce chouette produit continue de nous surprendre avec un aspect fumé singulier et assez sympa.
Les agrumes (encore) où l'on repère plus facilement le citron et, oui, l'orange se trouvent être en parfaite harmonie avec le côté boisé du produit.

 
La finale – dont la longueur m'est inconnue car je n'ai pas de notes – nous offre un fin boisé, de subtiles notes d'agrumes ainsi qu'un petit retour de cette fraicheur mentholée perçue au nez.
 
Très très chouette.
 

Bielle 2008 – Cavavin – 54,8°

Encore un embouteillage indépendant, dédié à Cavavin cette fois.
Il semblerait que ça soit le fût « jumeau » du suivant.
Bielle 2008 – Cavavin – 54,8°Bielle 2008 – Cavavin – 54,8°
 Je suis fan du design « fermier »
 
Niveau coloration, on reste sur ces nuances dorées à reflets orangés.
 
Le nez m’a semblé un rien plus agressif que celui du Old Brothers (je l’ai gouté le même jour juste avant mais je vous en parle après parce que 2006) mais cette impression – logique due au voltage – disparait assez vite.
Les marqueurs Bielle sont bien présents : boisé un peu plus intense qu’à l’accoutumée, agrumes (hyper fruité) et notes mentholées.
Comme pour le Tres Hombres que j’ai gouté (8ans, 44°), j’y ai relevé de légères notes salines.
C’est relativement frais et ça va partir progressivement sur des notes plus pâtissières.

 
La bouche fait la part belle aux agrumes (toujours cette balance citron-orange) et au boisé … ainsi qu’à un autre truc mais j’ai pas fini mon mot donc je ne sais plus ce que je voulais écrire …
La « consistance » (pour autant qu’on puisse appeler ça comme ça) m’a semblé un peu plus « crémeuse » avec un côté beurré/pâtissier légèrement salé et un shoot épicé (pas poivré, attention) bienvenu.

 
La rétro-olfaction est dominée par les épices. On y retrouve toutefois les agrumes typiques, de légères notes mentholées, en cherchant bien, un rien de réglisse mais surtout une amertume végétale à tendance bois humide un rien moins sympa.
 
La finale est plus longue que celle du Old Brothers (une histoire de voltage encore) et donne une impression de chaleur persistante.
Il a un petit plaquant qui le rend moins frais que l’Old Brothers.
Le côté marin ressort bien plus sur la finale et va, je trouve, être encore plus renforcé par les agrumes.
L’amertume décelée à la rétro-olfaction persiste.

 
Comme souvent (toujours ?) chez Bielle, c’est bien. Mais, perso, je préfère l’Old Brothers (le mètre étalon du jour si ce n’était pas encore assez clair ;-) ).
 

Bielle 2008 – Tres Hombres « Antan Lontan » - 54,8°

Le petit frère de l’autre donc (Cavavin pour ceux qui ne suivent pas).
Encore un embouteillage Tres Hombres au cas où la dénomination ne serait pas assez claire :p
Bielle 2008 – Tres Hombres « Antan Lontan » - 54,8°Bielle 2008 – Tres Hombres « Antan Lontan » - 54,8°
Tout de suite, il fait plus petit celui-ci
 
La couleur est sensiblement équivalente à quelques nuances de doré près (après l’éclairage chaud de mon living n’aide pas, je le conçois fort bien).
 
Le nez m’a paru plus « léger » que celui du Cavavin (alcool mieux intégré ?) avec les marqueurs Bielle classique : agrumes, réglisse/anis (plus présent dans celui-ci), fine touche mentholée.
Le côté boisé et les notes marines sont moins présents mais on retrouve bien ce côté pâtissier ainsi que de sympathiques notes florales (fleur de sureau).
Il s’en dégage une certaine douceur, plus que chez le Cavavin.
À noter qu’il m’a finalement semblé avoir repéré de légères notes torréfiées.

 
La bouche est plus « classique » : réglisse/anis, agrumes (citron/orange), fraicheur mentholée, notes florales ainsi que quelques épices.
C’est vachement bien balancé et, ici aussi, il est assez « huileux ».

 
La rétro-olfaction part sur les épices (le voilà le petit côté iodé), les agrumes à la réglisse et de fines notes mentholées.
Elle est toutefois dominée par une amertume boisée et/ou végétale.

 
La finale est également assez longue et chaude.
Le côté « agrumes sucrés » prend ici le pas sur l’amertume perçue dans le Cavavin (même si elle semble un rien revenir sur la toute fin avec cette fois une amertume plus « torréfiée/toastée »).

 
Un Bielle assez « constant » niveau saveurs tout au long de la dégustation qui a ma préférence par rapport au Cavavin.
Maintenant il faudrait que je les goute en même temps histoire de bien comparer et pas un après l’autre mais bon, on fait ce qu’on peut ^^

 
2008, c’est fini, retournons en 2007 !
 

Bielle 2007 – 55,4°

Ma bouteille titrant à 57,3°, ça m’a un peu perturbé cette histoire de voltage différent.

Pas longtemps en fait, c’est juste qu’il n'y a pas eu qu'un batch de ce millésime (et qu’ils avaient tous un voltage spécifique).
On retourne dans de « l’officiel » ici.
Fatalement, le look est le même que pour celle qui « traine » à la cave …
 
La couleur est d'un orange léger à reflets dorés.

Là, tout de suite, le nez est assez alcooleux même si derrière on relève des agrumes et de la réglisse mais c'est léger.
Il lui faut un temps plus que certain pour qu'il libère tous ses arômes (contrairement à d'autres où l'approche a été plus rapide et agréable).
On repassera ensuite sur quelque chose de plus floral mais toujours assez alcooleux.
On y retrouve également quelque chose de plus doux (toujours ce côté foral) ainsi que des notes toastées/torréfiées et un boisé intéressant.
L'alcool me semble moins bien intégré que dans « mon » 2007. 3/4 d'heures pour commencer à être intéressant (et plus gourmand), c'est long dis donc pour un Bielle « récent ».

La bouche repart logiquement sur la sainte tétralogie Bielle : boisé, épicé, réglisse/anis et agrumes (les deux premiers cités se taillant la part du lion).
C'est bien foutu, l'alcool est moins gênant qu'au nez.
Ici aussi c'est floral, sur cette petite touche sucrée.

Niveau rétro-olfaction, on repart sur des notes chaudes et épicées avec de la réglisse amère et des agrumes.

La finale est longue, chaude, épicée et rafraîchissante avec son petit kick mentholé avant de repartir sur les agrumes.
Le boisé est gourmand avec un fondu intéressant sur la réglisse.
On relèvera enfin une légère sucrosité tout sauf écœurante.
Quelques notes à tendance torréfiées/cacaotées m'ont semblé apparaitre en finale mais bon, j'ai peut-être halluciné ...
 

Bielle 2006 – « Old Brothers » (La Source) – 11 ans – 48,4°

Attention, produit génial en approche que l’on doit aux « Vieux Frères » (ouaip, c’est indé du coup).
Bielle 2006 – « Old Brothers » (La Source) – 11 ans – 48,4°Bielle 2006 – « Old Brothers » (La Source) – 11 ans – 48,4°
Alors le design, il est juste génial (je suis facile à convaincre quand il a des crânes ou des squelettes. Et je ne vous dit pas si – en plus – on rajoute un haut-de-forme Slash style ^^)
 
La robe est d’un bel or à reflets orangés.

Au niveau du nez, passé une vague et éphémère impression de solvant, on retrouve logiquement un peu d’agrumes (du citron et autre chose … cet autre chose qui pourrait bien être de la mandarine mais avec une odeur plus contenue et bien plus agréable que celle du fruit frais que je ne supporte pas … C’est assez perturbant …), des notes mentholées relativement fraiches ainsi que de fines touches de réglisse.
Des épices relativement légères relèvent encore plus la finesse du produit qui évolue lentement mais surement quelque chose de plus vanillé (légèrement torréfiée la vanille. Légèrement j’ai dit).
C’est beau.
Pardon, ça sent bon.

En bouche, on démarre sur les agrumes (le citron et l’autre truc là ^^) alors que le bois fait son retour (ai-je besoin d’indiquer « tout en finesse » ?) mais l’ensemble reste dominé par la réglisse.
L’alcool m’a semblé un rien plus présent mais juste ce qu’il faut pour amener un peu de peps au produit.
Enfin, on peut y relever quelques notes florales (et je ne sais plus lire ce que j’ai écrit après ‘--).

Pour la rétro-olfaction, on reste sur le duo réglisse/agrumes avec – en plus – une légère amertume végétale/humide.
Les épices se font également plus présentes (principalement des notes poivrées).

La finale est assez longue, d’abord sur ce côté agrumes avant que la réglisse ne prenne définitivement le dessus même si de légères touches « humides/amères » et mentholées se manifestent ça et là.

Bref, c’est un très beau produit, très fin mais comme souvent chez Bielle, assez cher (après la qualité a un prix hein donc il faut savoir ce qu’on veut).

On continue à remonter le temps et on retourne du côté des officiels.
 

Bielle 2004 – 45°

Bielle 2004 – 45°Bielle 2004 – 45°
Bielle + carafe … généralement c’est douloureux pour le portefeuille. Heureusement qu’il ne s’agit pas d’un brut de fût …
 
Sa robe est d’un bel or intense à reflets orangés.

Le nez est plus léger que sur les 2008 dont je vous ai déjà parlé plus haut. Dans un premier temps, j’aurais même dit plus plat mais il va aller crescendo.
Il est boisé (ce côté ressort un peu plus ici), on sent les agrumes ainsi que cette petite touche mentholée.
De légères épices semblent se manifester tout comme – et c’est plus étrange vu le voltage – une sensation légèrement alcooleuse.
La réglisse va venir terminer le travail et amènera avec elle un petit côté pâtissier.

En bouche, c’est assez fruité : on balaie le spectre des agrumes en passant du citron à l’orange.
C’est également vanillé.
Mais ce qui marque le plus sur cette version c’est son côté très épicé.
Enfin, derrière ce shoot épicé, on repère un beau et subtil boisé.

La rétro-olfaction est chaude et épicée (surtout) avec un retour sur les agrumes et un côté boisé amer se manifestant de temps à autre.

La finale va débuter sur une impression de chaleur épicée avant de partir vers un boisé aux épices plus exotiques (ouais, je fais un blocage sur les épices pour l’instant, désolé ; comprenez par là que ce n’est pas juste poivré mais plus subtil, plus élégant mais aussi plus exotique … ça ne vous avance pas plus mais au moins j’essaie d’être poétique ^^).
L’aspect fruité m’a paru ici plus léger avant – in fine – de repartir sur une certaine amertume boisé qui va laisser place à un boisé plus fin (sans l’amertume donc).

Et donc ? Ben c’est Bielle donc c’est bien fait mais ce n’est pas mon préféré.

Passons maintenant à « l’année magique » : 2003
Et non, je n’ai pas l’embouteillage 2003 classique dont tout le monde chante les louanges …
 

Bielle 2003 – 52,8°

Pour l’âge aucune idée, référence rhum me dit 14 ans (distillé en 2003 et embouteillé et distribué en 2017). Si c’est le cas, ça confirmerait bien qu’il s’agit d’un produit différent du « 2003 » (et ça en justifierait le prix exorbitant).
Bielle 2003 – 52,8°Bielle 2003 – 52,8°
Celui-ci, j’ai décidé de l’appeler « le Bielle Noir et Vert » ; c’est peut-être stupide mais c’est mnémotechnique …
Ici, on commence à foncer : la robe est orangée à reflets cuivrés.

Le nez est d’emblée plus intense. Tout de suite, là, l’alcool il te dit « Coucou » … après, l’idée était un peu idiote de le sentir directement après l’avoir servi mais bon, on ne se refait pas hein.
Puis il a longuement reposé (plus que je ne l’aurais souhaité) vu que ma fille s’est réveillée de manière inattendue donc il a eu le temps de bien gentiment s’aérer. Et je n’ai pas réussi à me souvenir de ce que je voulais écrire à ce moment-là  (et que j’avais commencé à écrire – c’est-à-dire « c’est assez … »).
Du coup, la réglisse est revenue de plus belle avec de fins agrumes en arrière fond. C’est également assez vanillé.
On évolue vers quelque chose de relativement doux et rond sur de légères notes à tendance torréfiées ou toastées. Oui, ça clope plus ça toasté !
Et on y retrouve quelques épices de manière assez légère histoire d’amener un peu de peps (pour autant que vous trouviez ça nécessaire).

En bouche, on sent bien les watts et un petit côté solvant qui va faire place à – dans le désordre – de la réglisse en veux-tu en voilà, des épices qui viennent exploser dans tous les sens, du boisé, des fruits exotiques et des agrumes qui viennent se rappeler à nous.
Les notes toastées sont toujours là.
C’est vraiment sympa.

Niveau rétro-olfaction, le côté toasté fait place à un fumé surprenant mais agréable tout en gardant une gourmandise fruitée flambée (avec, à nouveau, un retour des agrumes).
On notera une brève amertume.
Enfin, c’est chaud. Vraiment. On sent l’alcool mais c’est bien fait donc il ne dérange pas. Il apporte juste cette chaleur agréable.

La finale va – sans surprise – aller en longueur. Elle restera sur ce côté boisé gourmand et chaud avec une pointe de réglisse.
Le côté fruité se fait d’abord plus léger avant de revenir sur la fin.
En toute fin de finale (c’est conceptuel), on assiste à un retour des notes toastées et fumées.
Oui, même la finale change et continue d’évoluer c’en est perturbant.

À noter que, tout au long de la dégustation, il y aura eu cette légère impression de sucrosité qui a arrondi le produit à chaque étape.

Très chouette, vraiment (mieux que le 2004 quoi).
 

Velier MG 9 – 49°

Si je ne me trompe pas c’est un 2003 choisi par Mister Gargano himself.
Dis comme ça, ça vend du rêve hein oui ;-)
Velier MG 9 – 49°Velier MG 9 – 49°
La bouteille noire …
 
Et sinon, c’est bon ?

La robe est dorée (si vous voulez vraiment une info reflets, c’est doré aussi ^^)

Le nez est très fruité : agrumes mais pas que, ça part un peu dans tous les sens. La preuve agrumes (ben tiens), pêche, fruits exotiques, abricots mais aussi des fruits … secs (amande en tête).
L’alcool est légèrement présent et pas du tout dérangeant, en fait, il amène juste ce qu’il faut d’énergie à un produit bourré d’exotisme.
On pourra également y relever un peu de vanille, un peu d’épices et un boisé relativement fin qui viennent agrémenter ce tableau qui sera enfin complété de quelques notes florales.
Ah oui, j’y ai également décelé cette petite note mentholée présente sur certains Bielle qui amène un petit coup de fraicheur très agréable.

En bouche, on sent un peu plus l’alcool mas il n’empêche que l’intégration est top.
Les fruits sont toujours là, le boisé est à nouveau très léger et les notes florales survolent quant à elles le tout.
Une petit côté végétal (sur la canne ?) et mentholé fin et discret amènent encore un peu plus de complexité à la chose.

Niveau rétro-olfaction, c’est chaud, boisé et fruité avec un truc en plus : des notes que j’aurais initialement qualifiées de « fumées » mais qui avec le temps se révèlent en fait plus « toastées ».

La finale restera sur ces agréables notes perçues en bouche (le côté fruité/agrumes), le boisé se faisant toutefois légèrement plus présent.
Ce qui marquera cependant cette fin de dégustation, c’est les notes de réglisse qui viendront dominer tout ça.
Le tout restera enfin très floral.

Verdict ? Franchement, c’est un beau produit, fin et très bon. Y a rien à redire.
Et c’est meilleur que le reste (sous-entendu « parce que Velier ») ? Non, pas nécessairement, c’est simplement une itération différente mais très bien faite. Il y a moyen de prendre autant de plaisir avec des OB bruts de fût et d’autres IB (Old Brothers ou le suivant pour ne citer qu’eux).
Comme quoi, Velier n’écrase pas toujours la concurrence (histoire de remettre un peu les pendules à l’heure au moment où tout le monde est noyé sous cette folie « 70 ans »).
 

Bielle 2001 – 45°

La bête tant attendue de mon line-up Bielle.
Embouteillage spécial pour La Maison Du Whisky.
Bielle 2001 – 45°Bielle 2001 – 45°
Ou comment utiliser le mythe de la bouteille noire à bon escient …
(et oui, ici aussi, j'ai foiré l'étiquette du sample ...)
 
Déjà, d'entrée, il met tout le monde d'accord : une robe acajou à reflets cuivrés/orangés qui coule d'une manière complètement hors du temps...
C'est juste beau.
 
Vient ensuite le choc du nez : c'est tout différent dis donc !
Les fruits (quasi confits) partent dans tous les sens et l'alcool est une merveille d'intégration et de réduction.
Mais sinon, les fruits, revenons-y : c'est une véritable « salade » qui part sur les fruits rouges (siiii, je vous jure), les fruits jaunes, les fruits exotiques ainsi que quelques agrumes.
Les notes mentholées relevées sur l'un ou l'autre produit dégustés jusqu'à présent sont là mais de manière discrète, juste de quoi amener une belle fraicheur.
Et – à nouveau – cet aspect multi-fruité qui est juste splendide, vient nous cueillir une seconde fois et nous ramène sur des sentiers perdus aux confins de l'exotisme.
On part ensuite vers des notes plus pâtissières (limite beurrées) avec un petit côté vanillé on ne peut plus agréable.

En bouche, c'est toujours hyper fruité, les agrumes se faisant un peu plus présents.
De fines épices ainsi que de subtiles touches anisées apparaissent tout comme un petit côté bois précieux.
Une impression de caramel assez légère venant englober les fruits (plutôt flambés cette fois) est également de la partie.

Les fruits, un shoot mentholé, des épices fines ainsi qu'une légère amertume boisée anisée viennent embellir le bouquet de la rétro-olfaction.
Le temps passant, des notes plus animales apparaissent (cuir?) tout comme un léger côté cacaoté.

La finale est longue, longue, longue, sur ce melting-pot d'arômes perçus jusqu'ici : des fruits, du bois, un peu d'amertume, des épices, de l'anis et/ou de la réglisse (qui oblitère le côté animal du truc), ... le tout s'enlaçant on ne peut mieux afin d'offrir une fin de bouche mémorable.
Le côté boisé fruité se mêle à de subtiles notes toastées.

Le verre vide donnera lui une belle impression de boisé épicé ainsi que de légères notes de tabac.
C'est très fin, très propre, très bien quoi.

Jusqu'au bout il aura été une tuerie celui-là.

De par son profil si particulier, il en serait presque hors concours.
Très honnêtement, ce Bielle est incroyable !
Need one ^^
 
 
Rhum n’ Whisky