jeudi 10 août 2017

Ah ben ici on n'a pas bu d'eau tiens (aka "Mon Gin Experience 2017")

Le samedi 27 mai (oufti que ça remonte déjà à loin tout ça, va falloir faire travailler ma mémoire ...), on avait décidé de faire une descente au Val Saint-Lambert (oui, à S'rin, pour ceux qui ne situent pas. Et comme je viens de là, j'ai le droit de le dire :p) pour faire plus ample connaissance avec des produits à base de ... genièvre !

Gin experience - logo
Désolé pour tous ceux qui espéraient un article sur le peket (oui, dans ma région, c'est comme ça qu'on appelle le genièvre ^^).
Honnêtement, c'était plus que tentant :
- on devait y trouver une flopée de représentants de distilleries diverses et variées ;
- la prévente était à 12 euros (oui, 12 malheureux euros) ;
- un bon de 5 euros à l'achat de deux produits au shop (in fine ton entrée te coute donc 7 euros !!) ;
- un cadre agréable ;
- l'opportunité de découvrir des pros vous préparer un gin tonic ;
- un food-truck (c'est tendance) ;
- un chouette verre à gin tonic.
 
Sympa non ?
 
Si, in fine, j'ai passé un super moment, il y avait quand même quelques (gros) bémols :
- le premier c'est la sensation de s'être un peu fait couillonner niveau budget. Alors, oui, c'était indiqué sur le site mais quand même, le gin tonic à 4 euros, ça fait un peu mal au cul. Je ne parle pas des softs à 2 euros ;
- niveau organisation, c'était visiblement un lendemain de veille pour certains (on y est allé le samedi) :
° chez Hendrick's par exemple, on ne sait pas à partir de quelle heure il a commencé à servir (on a renoncé à y aller après trois fois) : ses glaçons n'étaient pas près ... Mais bordel quoi, t'en demandes au stand d'à côté non ? Et plus pragmatiquement, tu t'organises mieux pour que tu sois prêt à l'ouverture. Bref ;
° le food-truck avait l'air d'avoir quelques soucis de démarrage ;
° certains exposants semblaient particulièrement peu concernés : quand je sais qui est normalement derrière le stand (parce que je l'ai vu peu avant) et qu'il cause avec un pote exposant deux stands plus loin alors que je plante la tente devant son stand pendant cinq grosses minutes, je l'ai un peu mauvaise (j'ai un sale fichu caractère, c'est comme ça et, je le reconnais, ça fait beaucoup de "stand" dans la même phrase) ;
- il faisait chaud (sur le principe, c'est chouette) mais pétant chaud hein, autant dedans que dehors et, magie de l'organisation, y avait pas d'eau !!
Personnellement, ça me semble assez basique comme raisonnement non ? Tu organise un évènement "éthylique", tu mets des bouteilles à volonté ou deux-trois fontaines par-ci par-là histoire que 1. les gens puissent rincer leur verre avec autre chose que des glaçons (dans le meilleur des cas) ou du tonic, voire du gin (dans les autres cas) et 2. les gens puissent se désaltérer un rien entre deux verres. Quitte à faire payer un forfait eau à l'entrée. On s'en fiche.
Bref, l'équation "alcool fourbe (non parce que sérieux, le gin ça tape quand même et, mélangé au tonic, ben ça coule tout seul) + chaleur + absence d'eau" a dû donner quelques résultats pas tristes en fin de journée ...
- le shop : la grosse blague quoi. J'ai renoncé à y trouver un truc après avoir entendu - à trois reprises pour mes trois coups de cœur - "ah ben si vous le voyez pas, c'est qu'on n'en a pas" ... D'accord, d'accord.
 
Bon, comme à mon habitude, je bave, je bave mais j'ai quand même passé un chouette moment.
Explications :
- le verre est fun ^^ 
-  j'avais un plan de bataille (comme à chaque fois que je fais un salon donc) et sur base de la liste des distilleries présentes, j'avais fait un listing de choses à goûter : tout n'était pas là mais le cahier des charges est largement rempli en ce qui me concerne ;
- les exposants (ceux qui étaient au point, tenaient leur stand, travaillaient pour la distillerie, ... entourez la ou les mentions qui vous plaisent) : outre ceux que je connaissais déjà (et chez qui il est toujours sympa d'aller discuter), il y avait ceux qui étaient passionnés par ce qu'ils faisaient et ça c'est toujours très chouette ;
- j'ai découvert de très très chouettes (et vraiment surprenants aussi) gins ;
- le gin "pur" (sans tonic donc) était gratuit et ça, quand tu vas en salon pour découvrir un produit, c'est quand même mieux de pouvoir le gouter "de base" avant qu'il soit mélangé. En plus, le but était de les déguster purs pour pouvoir s'en faire une bonne idée donc c'est top. Bon, je suis encore passé pour un extraterrestre avec mon verre à dégustation emporté avec moi pour l'occasion mais je m'en fiche :p ;
- les gin-tonics et les softs étaient vraiment bien préparés (tant niveau goût que présentation) ;
- on s'est vachement bien amusé. A mon avis ces trois là y sont pour quelque chose ;-)

smile ^^
L'équipe (sans moi, faut bien que quelqu'un fasse la photo aussi hein) ; sinon, oui, c'était un peu vide ...
Vu que ça fait maintenant plus de deux mois que l'évènement a eu lieu, j'ai probablement oublié l'une ou l'autre chose mais je pense que - dans l'ensemble - ce qui m'avait plu et moins plu est repris ci-dessus.
 
Place à la dégustation du coup (et je vous ferai grâce du pourquoi du comment le tonic était bon parce que 1. on s'en fiche et 2. j'ai pas pris de notes pour ça :p).
Je préciserai juste les produits dégustés par la suite en gin-tonic.

Ah oui, je m'étais certes penché un peu plus assidûment sur le gin avec les maigres ressources que j'ai à la maison histoire de m'y faire un peu mais vu le contexte (salon, tout ça, tout ça), les notes risquent d'être plus light quand même.
 
On y va :
 

Citadelle - Réserve :

Alors Citadelle, c'est comme Plantation dans le monde du rhum : c'est le cognac du gin ... Ok, pour faire simple, c'est un produit français qui nous vient de la maison Ferrand (qui produit donc du cognac et est à l'origine de la gamme de rhum Plantation).

A noter que la version Réserve dégustée ici est vieillie quelques mois en fûts de chêne (ai-je besoin de préciser ce qu'ils ont contenu préalablement ?).
Citadelle - Réserve
Tout de suite tu vois qu'il y a de la couleur dedans ta bouteille ici (amis de la grammaire, bonjour).
Sa robe est extrêmement claire (pas translucide donc), tendant vers une couleur paille vraiment très légère.

Le nez est à la fois frais et épicé, sur le genièvre (un marqueur de base qui devrait théoriquement nous accompagner tout au long de la journée) et les agrumes (idem).
Il évolue vers une certaine douceur (légèrement fruitée ?).

En bouche, le genièvre est là mais c'est doux, vraiment. Une légère impression de sureau ou de sucre de canne tendrait même à se faire sentir (non, je n'étais pas déjà à l'ouest).
Les agrumes, plus légers également, refont surface eux aussi.

Niveau rétro-olfaction, j'y ai trouvé une légère amertume.

La finale est relativement longue, toute en douceur sur des notes florales et fruitées (agrumes encore) avant de faire place à un retour du genièvre.

Un produit d'une rondeur assez étonnante et très agréable.
Un bon début donc.

Jinzu :

Premier arrêt "gin from outer space" et première claque gustative !
Nous voilà donc face un mélange des traditions britannique (pour le London Dry) et japonaises (pour les tentacules (Nico, sort de ce corps) le saké).
Et là, j'en vois faire "Gnéé ?!" derrière leur écran.
Normal.
On va essayer d'être un peu plus clair du coup : niveau aromates, on y trouve fatalement du genièvre (logique) et de la coriandre (logique aussi il parait ^^) mais aussi du yuzu et de la fleur de cerisier (ce qui explique la bouteille).
Au cours de la distillation, il est assemblé à du saké Junmai avant d'être réduit (à un degré incompréhensible de 41,3°, allez pas chercher à savoir pourquoi). Le saké Junmai - pour le peu que j'en sache sur le saké - ferait visiblement partie de la catégorie des Rolls du saké, le riz entrant dans sa composition étant poli jusqu'à 70% de sa taille originelle (en plus de lui avoir retiré ses enveloppes extérieurs).

Bon sinon, ce truc, il est bon ?
Très !
Jinzu
Après, je le reconnais, le look de la bouteille m'avait déjà conquis.
Niveau couleur, retour aux basiques : y a pas.

Le nez est immédiatement surprenant : on sent à la fois le genièvre et le saké (!!).
Les agrumes sont là aussi et un côté plus fruité ressort par la suite.

La bouche est extrêmement ronde, sur les fruits rouges.
Le genièvre est là mais c'est relativement discret.

Niveau rétro-olfaction, on reste sur les fruits rouges mais on part également du côté des agrumes.

La finale fait quant à elle un surprenant retour sur une gamme plus amère (type pamplemousse) avant de laisser place à la rondeur caractéristique du produit.

Vraiment très très bien !
Après, il y aura toujours des rabat-joies pour dire que c'est un produit fait pour ceux qui n'aiment pas le gin ou qui aiment le saké, voire que c'est un mélange bâtard.
Personnellement, je m'en fiche parce que j'aime beaucoup.

Tonic il y a eu en fin d'après-midi.

Gin Mare :

Après la France et l'Ecosse, petit détour par l'Espagne (si, si !) pour nous pencher sur le deuxième ovni de la journée (et, accessoirement, un des gros coups de cœur du jour), un produit - à nouveau - atypique.
Voyez : il y a certes du genièvre mais la macération a ça de particulier qu'elle emploie également du thym, du romarin, du basilic et ... des olives Arbequina (petites olives de Catalogne relativement chères, ce qui impacte considérablement le prix de la bouteille) !
Gin Mare
Classe et sobriété. J'aime beaucoup.
Ici aussi, on passera vite sur la partie couleur qui est absente. Voilà.

Le nez part directement sur les herbes aromatiques. C'en est à la fois désarçonnant et agréable. Le thym se fait clairement sentir, le romarin aussi.
On y trouve un peu d'agrumes si on cherche bien (histoire de se sentir en terrain connu).
Il m'a paru un rien plus alcooleux que les deux autres sans pour autant que ça soit désagréable, loin de là.
Et, bizarrement, j'ai eu une sensation de menthe qui est apparue au fil du temps (ça ne devait pas être ça mais les autres l'ont également ressentie donc ...).

En bouche, c'est plus épicé mais toujours herbacé et on sent poindre l'olive doucement mais sûrement.
Il y a du genièvre aussi, un peu.

Niveau rétro-olfaction et bien ... je n'ai pas de notes. Voilà voilà ^^

En finale, l'olive est là mais pas que : les autres aromates aussi.
Une sensation de fraicheur nous accompagnera tout du long.
Et, à nouveau, cette étrange impression mentholée (il faudra vraiment que je me trouve une bouteille pour revérifier ça. Oui, c'est une excuse de m****, je le reconnais).

Un produit vraiment bien foutu et très agréable à boire seul.

Pareil que pour le Jinzu, je suis repassé par la case tonic en fin de journée.

Filliers Barrel Aged :

Le petit tour du monde continue et on se pose un peu en Belgique.
Ce Filliers-ci (parce que je vous ai déjà parlé de ce FIlliers-là ^^) est mis à vieillir plus ou moins quatre mois en fût de chêne du limousin ayant précédemment contenu du cognac.
Filliers Barrel Aged
Une bouteille bien reconnaissable de par chez nous.
Gin vieilli donc gin coloré ? Ben, oui, un peu : le verre se pare d'une robe de couleur paille assez légère.
 
Le nez est d'emblée sur le genièvre mais on sent bien que c'est relativement travaillé et assez fin.
On y trouve aussi une certaine douceur sous-jacente, une impression de vanille qui ne doit pas être étrangère au fait que le produit ait été mis à vieillir.
 
Au niveau de la bouche, on repart en terrain connu avec ce qui fait le propre du Gin Filliers : c'est plus épicé, il y a un peu d'agrumes, le genièvre est là (ben tiens) mais - parce qu'il y a un mais - cette douceur perçue au nez est toujours là. C'est assez stupéfiant de voir à quel point, en si peu de temps, le travail du fût a marqué sa patte sur le produit.
Enfin, un très léger boisé se manifeste de-ci de-là.
 
La finale devait vraisemblablement être relativement longue mais je n'ai pas de note si ce n'est qu'elle est très gin (London Dry quoi) tout en étant enrobée d'une agréable douceur.
 
On fait quand même de chouette truc de part chez nous :-)
 

Gin Biercée - Thesis & Antithesis :

Finalement, comme on se sent bien chez nous, on va un peu y rester et se diriger du côté de Thuin et plus particulièrement à la distillerie Biercée ; distillerie qui produit du gin (fatalement) mais aussi du peket, de l'Eau de Villée, des liqueurs et eaux-de-vie de fruits (dont l'une répond au poétique nom de "gratte-cul", ça ne s'invente pas ^^).
 
Bref, deux gins sont proposés chez Biercée mais on ne va se pencher que sur le premier qu'ils ont commercialisé.
Gin Biercée - Thesis & Antithesis
Le look damier il faut aimer. Perso, j'accroche pas trop. Mais c'est reconnaissable directement donc ...
Retour aux gins incolores.
 
Au nez, on sent le genièvre mais ce n'est pas ce qui nous accroche en premier.
En faisant un peu plus attention, on se rend compte qu'il y a de l'anis (c'est sympa) mais il y a encore autre chose, un truc plus végétal qui dégage cependant une certaine fraicheur ...
Du fenouil ! Si, si, je vous jure, ce truc sent le fenouil !
 
La bouche fait surtout la part belle au ... fenouil (puisque je vous le dis) : c'est assez désarçonnant mais assez sympa en fait.
Le genièvre est un peu en retrait et un petit côté anisé/fleur de sureau amène une certaine rondeur au produit.
 
Niveau rétro-olfaction (oui, ici j'ai des notes :p), on est "à fond" sur des notes végétales.
 
La finale restera sur ce côté fenouil anisé.
 
Une chouette découverte totalement surprenante.
 

Ferdinand's Saar Dry Gin :

On repart en vadrouille pour aller se poser en Allemagne (ils font du gin aussi là-bas, oui, oui) chez une bande de grands malades qui ont décidé - accrochez-vous - d'ajouter un peu (2,5% du volume pou être précis) de Riesling (oui, le vin) à leur gin avant embouteillage !
Ok, après le mix gin-saké, ça ne vous perturbe peut être pas trop mais quand même quoi !
Ferdinand's Saar Dry Gin
Vu le mauvais goût allemand sur certaines bouteilles d'alcool, on pouvait craindre le pire. Le drame est évité (après, ça pourrait être plus beau mais bon).
On reste basique, pas de couleur non plus (ben oui quoi, c'est du gin) malgré l'ajout - certes léger - de vin au produit.
 
Au niveau du nez, oui, on est sur un gin, c'est sûr mais avec une certaine dose de sucrosité (et de rondeur donc) en plus, vraisemblablement due à l'ajout de vin.
Pour le reste, je dois reconnaître que ça m'a laissé un peu sur le carreau (pour être tout à fait honnête mes notes précisent "assez indéfinissable").
Il faudra donc vous contenter de ça.
 
En bouche, le genièvre diminue drastiquement d'intensité pour laisser place à de douces notes sucrées et vineuses mais surtout à une flopée d'agrumes ainsi qu'à quelques épices ramenant un peu de peps à l'ensemble.
 
La finale restera sur les agrumes (principalement des notes citronnées) avant de laisser place à une très légère amertume assez surprenante au vu de ce qui a précédé.
 
Expérience intéressante. Vraiment.
 

G'Vine - Floraison :

Retour en France pour ce dernier produit tout en délicatesse.
Elaboré en Charente à partir d'alcool de vin, il y a lieu de noter qu'entre dans sa composition la fleur de vigne, chose visiblement unique à ce jour.
Et pour pouvoir utiliser des fleurs de vigne, il faut y aller ! Je m'explique : en gros, on ne dispose que de 15 jours entre le moment où on peut les récolter et celui où elles se transforment en mini-grains de raisins. Y a du challenge donc.
Il existe une seconde version (Nouaison) qui est toutefois plus "traditionnelle" (dans le sens "London Dry") mais comme c'est moins fun, on va se contenter du Floraison (et, de mémoire, il n'y avait que celui-là).
G'Vine - Floraison
Un packaging aussi top que le Gin Mare tout en étant différent. Juste génial.
On finit logiquement sur un produit ne présentant aucune couleur.
 
Le nez est d'une douceur assez stupéfiante. C'est à la fois floral et fruité (sur les agrumes).
C'est extrêmement rafraichissant.
 
En bouche, il y a certes du genièvre mais c'est loin d'être ce qui marque le plus les esprits : on reste toujours sur un produit rond et floral à tendance fruité (ça ressemble au nez, et alors ?). Les agrumes sont là, et un truc plus "étrange" qui se rapproche du raisin (influence des fleurs de vigne ?) aussi.
Vraiment très, très bien.
 
La finale restera sur ces notes assez originales et on ne peut plus agréables perçues en bouche ainsi que sur la rondeur du produit qui nous aura accompagné tout du long.
 
Vu comme ça, ça a l'air assez monolithique et assez basique mais dès lors que c'est bon, pourquoi vouloir complexifier les choses ?
 
Gros coup de cœur et dernier tonic de la journée.
 
In fine, trois coups de cœur, à chaque fois sous trois formes différentes :
- le gin en lui-même : une tuerie ;
- le gin-tonic : juste comme il faut ;
- le packaging : top top top !
 
Ceci conclut cela (et comme la soirée BBQ qui a suivi ne vous intéresse/concerne/regarde/... pas (biffez la mention inutile)), on se dit à la prochaine fois !
 
 
Rhum n' Whisky

mercredi 2 août 2017

"La malédiction du doseur" aka Dégustation de rhums blancs chez les 'GR'

logo GR
Ca c'est de l'image d'accroche !
L'avantage du logo, c'est que vous savez directement que ce qui va suivre se rapporte à une soirée dégustation d'une secte d'adorateurs de jus de canne bien spécifique.
(Le premier qui me demande pourquoi pas Gentlemen vu qu'on est plusieurs ben euh voilà quoi, c'est pas mon idée mais on s'en fiche parce que ça claque ^^).

Soit, après la première sortie officielle, place donc à ... la deuxième (et pas seconde car j'espère qu'il y en aura d'autres) !
Niveau organisation, c'est assez simple : comme la dernière fois. C'est-à-dire à Blegny, Au bout là-bas, un sample mystère, la dégustation à proprement parler et une bonne dose de bonne humeur et d'humour idiot.
Pourquoi changer une équipe qui gagne après tout ?

Ah si, changement en fait :
- il y avait du grignotage (du pain) : ben, l'air de rien, c'est pratique ;
- le chef avait acheté des doseurs (d'où le titre) sensés nous faire des verres de 2cl à chaque fois. Problème : il a fallu se faire à l'usage du bousin (si, si, c'est plus compliqué que ce qu'on imagine) et le goulot des bouteilles de rhum est finalement assez fourbe car fort changeant de l'une à l'autre (traduction : ça ne se met pas nécessairement comme ça devrait). Du coup, il y a eu une bonne dose de Free-style :'-D (après ça a été mieux mais on s'est bien amusé ^^) ;
- je crains, pour une personne en particulier, qu'on tienne le running-gag de la confrérie. Pour ne pas trop en dévoiler (histoire que vous veniez en vrai à nos dégustations et que l'on puisse vous l'expliquez directement ; c'est tellement mieux) nous dirons juste qu'il traite de moules ... ;
- le sample mystère, c'était pas du rhum ^^ ;
- accueil au sein de la confrérie de la compagne de Francis D. (on met des photos de nous mais on tient à notre anonymat :p). Conclusion générale : Madame saura dorénavant ce qu'il achète (et - si j'ai bien compris - aura une nouvelle excuse pour acheter des chaussures du coup ;-) ) ;
- une surprise de taille nous attendait en fin de dégustation (soyez sympas, lisez le reste avant de scroller vers le bas ... ou pas enfin, c'est comme vous le sentez).

Pour le reste, la dégustation à rencontrer moins de succès que la première bien qu'elle était plus accessible (selon moi du moins parce qu'entre trouver les différences entre différents batch/millésime de New Grove - un exercice assez pointu quand même - ou découvrir des blancs différents ben, la seconde est clairement plus orientée découverte).
Après, la date a probablement joué (en plein mois de juillet) et (surtout ?) le rhum blanc bien qu'il en apparaisse de plus en plus qui soient qualifiés de "premium" (terme que je n'apprécie que moyennement et parfois usurpé ...) conserve généralement mauvaise presse auprès des nouveaux adorateurs de canne à sucre.
A retenter donc ;-)

C'est pas tout ça mais il est temps d'entrer dans le vif du sujet.
Précision du scribe un peu pourri car en vacances : ayant déjà dégusté une grande partie des produits présentés et le ressenti sur ces derniers confirmant quasi mon ressenti initial, je ferai "quelques renvois" vers mes notes initiales (bon, je copie-collerai histoire d'être complet mais je ferai quand même un renvoi fourbe pour vous inviter à aller cliquer ^^).

On débute donc avec le sample mystère qui nous emmène du côté du Brésil :


Cachaça Envelhecida Engenho da Vertente Tradicional :

Pour faire très simple, c'est une eau-de-vie brésilienne de jus de canne frais.
D'où le rapprochement avec le rhum (jus de canne frais, rhum agricole, cachaça, tout ça, tout ça).
Pour plus de détails sur le pourquoi du comment cette cachaça-ci, je vous renvoie là-bas.
Cachaça Envelhecida Engenho da Vertente Tradicional
Oui, cette photo a déjà servi ...
Pour cette fois (comprendre "l'article au complet"), je vous épargnerai le paragraphe sur la robe du produit qui est ben ... incolore.
Oui, à chaque fois ^^

Au nez donc, on part sur une foultitude d'arômes. C'est relativement végétal et fruité (au premier nez, on a l'air d'être sur une liqueur de fruits mais cette impression passe fort vite).
Nous sommes face à quelque chose de très bien maitrisé qui donne envie de s'y plonger à nouveau.
 
Etrangement, c'est plus sec en bouche. Toujours sur les "herbes" avec une note de fruits verts en arrière-fond.
C'est toujours aussi chouette.
 
Enfin, la finale est plus épicée mais garde l'aspect sec et herbacé retrouvé plus haut.
 
Ce n'est certes pas du rhum mais il n'empêche qu'il s'agit tout de même d'un "cousin" pas si éloigné que ça quand on jette un coup d'œil ne serait-ce qu'à sa matière première.
Et puis il serait idiot de ne pas s'ouvrir vers d'autres horizons sucriers.
Et comme l'exercice du soir s'y prêtait bien, pourquoi se priver ?
 
Après cette mise en bouche, place à la dégustation en elle même !
 
Le line-up :
line-up
Parce que j'aime le concept du contre-jour (ou que je suis nul en photo, c'est selon :p).

Depaz - Cuvée de la Montagne :

Alors Depaz, c'est un peu la distillerie "pas de chance" (bon après s'installer près d'un volcan, même Pierce Brosnan pourrait dire que c'est une mauvaise idée aussi hein) : au début du siècle dernier - ça fait sérieux dit comme ça :p - une toute "pitite" éruption rase complètement la ville de Saint-Pierre (et les distilleries qui s'y trouvaient) et la famille Depaz y passe complètement sauf Victor qui décidera de revenir s'installer au pied du volcan (y en a qui ne doute de rien après tout ...).
Sans rapport avec le volcan, les chais prendront feu fin des années '90. Bye-bye les vieux millésimes ...
Quand je vous disais qu'ils avaient la guigne ...
 
Sinon, ça donne quoi cette cuvée de la montagne ? 
Depaz - Cuvée de la Montagne
C'est sobre.
Et bien niveau couleur ... non je déconne (mais juste parce que je l'ai lu quelque part et que je trouve qua ça sonne bien, on va dire cristalline ^^).
 
Le nez est hyper surprenant : à fond sur les fruits rouges ! On pourrait tenter une comparaison rhum-confiture de fraises qu'on n'en serait pas si éloigné que ça (quand je vous dis que c'est surprenant).
Les fruits évoluent et la fraise laisse progressivement place à la framboise.
Derrière tout ça, on trouve quand même un peu de canne, rassurez-vous.
Eu égard à l'endroit où poussent les cannes (à flanc de volcan donc) on pouvait s'attendre à quelque chose de plus minéral et bien pas du tout !
 
La bouche est extrêmement ronde et douce : on reste sur le fruit, toujours très présent.
On perçoit également une forte "sucrosité" qui tend plus vers des notes de miel.
La canne revient également avec quelques notes végétales plus marquées cette fois.
 
Niveau rétro-olfaction, c'est fruité avec quelques épices (poivre) qui amènent un peu de peps au produit.
A noter que les fruits rouges laissent progressivement place à d'autres fruits plus exotiques (et il faudra vous contenter de ça ^^).
 
La finale est plus longue que le produit mystère mais on la qualifiera quand même de moyenne.
Elle reste très fruitée (toujours cette douceur fruitée perçue en bouche et ce sentiment de "sucré") mais les épices s'invitent à la fête pour rehausser un peu l'ensemble.
 
Le verre vide continue de dégager des arômes de fruits rouges.
 
Une sacrée bonne surprise pour débuter le line-up officiel de la soirée. J'ai accroché, très clairement. 

Bologne - Black Cane :

Après la Martinique, détour par la Guadeloupe !
Pour plus de détails, je vous renvoie par là


Bologne - Black Cane
J'aime toujours autant ce design (dommage que ça ne soit que le design).
Sinon, comme je l'écrivais à l'époque (bon, c'était aux derniers Rhum Days donc il n'y a pas si longtemps non plus hein) :
 
Le jus est, comme son nom l'indique, ... noir
...
Ok, j'arrête mes conneries.

Le nez est principalement sur la canne et les agrumes. Ca évoluera légèrement vers les fruits exotiques.
 
La bouche reste pas mal sur la canne mais c'est bien plus végétal, presque "terreux" (oui, c'est bizarre mais c'est l'impression que ça donne) avec toujours ces petites touches d'agrumes perçues au nez.
Alors ça peut surprendre mais j'y ai aussi trouvé des notes de gingembre.
Et cette fois, je l'ai trouvé bien plus amer mais surtout, surtout, beaucoup trop épicé (on y va à fond sur le poivre).
 
La canne et le côté poivré dominent la rétro-olfaction.
 
La finale est longue et dans la continuité de la bouche.
 
Bref, bof quoi. 

La Favorite - Rivière Bel' Air :

Back to Martinique et plus précisément dans la célèbre distillerie controversée pour ses iconiques cuvées "Flibuste" (au demeurant délicieuses).
 
Remarques préalables :
- c'est encore un put*** de bouchon plein de cire de m**** à enlever (bon, Marc l'avait déjà ouverte donc rien de grave mais quand même quoi). Tout ça pour dire, préparez-vous à en baver avant de pouvoir le déguster ;
- cire rouge = canne rouge (et non, cette fois je ne déconne pas ^^).
- le Bologne m'ayant tellement fait "mauvaise" impression (oui entre guillemets parce que ce n'est que mon ressenti hein) après le Depaz, mon feed-back de celui-ci risque d'être un rien faussé.
La Favorite - Rivière Bel' Air
Même quand le jus est transparent, une bouteille de La Favorite ça se reconnaît facilement.
Le nez est complètement différent du Bologne : plus doux, plus rond et, de manière assez surprenante, on sent déjà qu'il va être plus "plaquant".
Un premier côté fruité (principalement sur les agrumes, citron en tête) fait progressivement place à des notes végétales qui vont aller crescendo pour s'imposer.
Un côté minéral se fait également ressentir.
 
La bouche, toujours après le Bologne (j'ai trouvé ma tête de Turc de la soirée, que voulez-vous) fait juste dire "Wow !" (et gare au premier qui vient me parler des Orcs ou de l'Alliance ... oui, référence geek inside) : c'est hyper végétal mais aussi terreux.
C'est comme le Bologne du coup ? Ben non, parce que le terreux fait plus "distingué" (je n'ai pas trouvé le moyen de vous expliquer ça de manière plus claire, désolé ...)
Après, on se prend une nouvelle déferlante d'épices (poivre en tête à nouveau) mais avec un côté salé/iodé en plus.
 
Niveau rétro-olfaction, ça m'a paru citronné et légèrement iodé.
 
La finale était bien plus longue sur des arômes de canne et de citron iodé (oui, je lance un concept :p).
 
Un produit à la fois semblable mais tellement différent (qui a dit "mieux maitrisé" ?) que le Bologne. 

Longueteau - Sélection parcellaire numéro 1 :

Bien, on arrive doucement mais sûrement aux "poids lourds" de la soirée (tant niveau voltage que niveau qualité)
 
Celui-ci, je l'ai découvert au Rhum Discovery et c'est avec un plaisir certain que j'ai replongé dedans.
 
On reste sur de la canne rouge issue d'une parcelle relativement ensoleillée et peu humide.
Longueteau - Sélection parcellaire numéro 1
Ici aussi les bouteilles sont immédiatement reconnaissables.
Comme déjà indiqué dans mon dernier retour du Rhum Discovery, on retrouve - au nez - des notes de canne très végétales mais arrivent derrière des notes salines et marines assez surprenantes et très agréables.

La bouche reste clairement sur la canne fraîche. Un truc monstrueux.
L'alcool se fait plus puissant mais est extrêmement bien intégré.
Et on a toujours ce petit côté salin qui vient relever le tout de manière très fine.

La finale ne vient pas changer pas une équipe qui gagne : canne, notes salines et marines, très longue avec un petit quelque chose de fruité sur les agrumes qui vient couronner le tout.
 
Rien à dire, ça me plait toujours autant ! 

Longueteau - Sélection parcellaire numéro 9 :

Canne rouge toujours, la parcelle numéro 9 est cette fois située en pleine terre et entourée de rivières (un climat relativement humide donc). Ce qui donne un rhum assez "gras".
 
Découvert au Salon du Rhum l'année dernière, ce fut un des coups de cœur à l'époque. Quid aujourd'hui ?
Longueteau - Sélection parcellaire numéro 9
Si, si , y a une différence, le chiffre de la parcelle change ;-)
Au nez, on reste sur de la canne fraîche et sur le fruit (mais fort léger), le tout avec des arômes végétaux.
On perçoit également une certaine douceur.

C'est super bien foutu !
 
En bouche, la canne domine toujours avec de légères notes fruitées. Le tout se passe tout en douceur (une sensation sucré, à nouveau tendance miel, enrobe tout ça) malgré les 55° du bestiau.
 
La finale nous emmène plus sur le fruit avec - à nouveau - un retour logique sur la canne.
 
Ca peut paraitre basique par rapport aux précédents mais honnêtement, quand c'est super bien foutu y a pas besoin que ça dégage trouzemilles arômes différents pour être délicieux !
 
Bref, c'est toujours aussi bon !
 
Vivement la dégustation du parcellaire numéro 4 (canne bleue pour celui-là) parce que s'il est au même niveau que les deux autres ... 

Karukera - L'Intense :

On termine par l'artillerie lourde : un brut de fût (60,3°) composé uniquement de cannes bleues arrivées à pleine maturité.
On passera sur la controverse Karukera = Longueteau pour cette fois (on y reviendra, ne vous en faites pas) pour s'intéresser - à nouveau - à un produit découvert lors du Salon du Rhum de 2016 (en même temps que le Longueteau donc) et profiter de l'occasion pour étoffer quelque peu mes notes.

Karukera - L'Intense
Classe et sobriété
 
Au nez, on est de nouveau en plein sur la canne.
Des notes florales et fruitées (agrumes, fruits rouges, fruits exotiques, ...) font également surface.
Quelques épices et une très légère note iodée viennent relever le tout si besoin en était.
Un bal d'arômes s'ouvrent donc à nous et c'est vraiment très agréable.

Une fois en bouche, les watts sont là mais hyper bien intégrés ce qui joue grandement au niveau de l'explosion des saveurs !
La canne (plus sucrée que végétale ici) domine les débats et un petit côté fruité tente de faire son trou (agrumes).

Au niveau de la rétro-olfaction, c'est tout aussi stupéfiant, on reste dans le même registre puissant et agréable à la fois.

La finale, longue, réchauffe la gorge et, pour faire dans la continuité, reste sur la canne avec quelques notes épicées qui font surface.
Y percevrait-on une légère touche de réglisse ?

Un produit ... intense donc (c'est facile, je sais).

Vous avez donc le podium inversé avec les trois dernières dégustations.

De vous à moi, me concernant, il n'y a pas eu match, les trois derniers produits surclassaient largement les trois premiers :
1. Karukera (le voltage joue un peu à mon avis ^^)
2. Longueteau (parcellaire 9)
3. Longueteau (parcellaire 1)
4. Depaz (et oui, comme quoi)
5. La Favorite (parce qu'il était certes meilleur que le Bologne mais un cran derrière les autres)
6. Bologne (voilà voilà)
 
Une question me taraude quand même : est-ce que le chef a fait exprès de ne pas sélectionner La Perle de chez A1710 ?
 
Et quand on pensait avoir terminé, voilà ti pas Francis qui nous sort ça : 

Duquesne - 10 ans - "Val d'Or" Vieux Rhum agricole :

Une "vieillerie" du début des années '70 (quand Trois Rivières s'appelait donc Duquesne et non pas parce qu'il provient du stock d'une maison de repos bien connue de la région liégeoise. C'est bien vous suivez :p).
 
Une relique du passé, clairement, qui témoigne d'un mode de production différent qui ne saurait être reproduit actuellement (ou, plutôt, que l'on ne souhaite plus reproduire actuellement eu égard à certaines obligations de rendement notamment).
 
Alors même si Francis a tenté de minimiser la chose en présentant ça comme un simple rhum vieux, sans plus, pas millésimé ni rien, ne nous voilons pas la face : cette bouteille fait partie des choses que l'on ne goutera qu'une fois dans sa vie (déjà faut réussir à en trouver, puis avoir les fonds nécessaires pour l'acquérir).
 
Ce fut une dégustation plaisir - si j'écris expérience sensorielle on va encore dire que j'exagère ... - donc les notes seront basiques (bon après, c'est pour pas non plus que vous vous disiez, "ça a l'air topissimentextraodinairefantasticogénial ce truc, il m'en faut une" parce que comme dit plus haut, bonne chance pour en trouver ^^).
Duquesne - 10 ans - "Val d'Or" Vieux Rhum agricole           Duquesne - 10 ans - "Val d'Or" Vieux Rhum agricole
La photo de la bête au cours de la soirée et la même en plus net pour vous en mettre plein les yeux ;-)
 
La robe (oui, c'est pas du blanc, je peux vous parler de sa couleur) est cuivrée à reflets orangés.
Les larmes sont lentes mais lentes ...
Quid du disque verdâtre ? Bonne question, l'éclairage n'a pas aidé :p
Tout ça pour vous dire que rien que dans le verre, c'est superbe.
 
Le nez n'avait fatalement aucun rapport avec les autres.
Relativement doux et rond, il est passé des fruits à coques aux fruits plus "frais" (type fruits noirs) qui se développaient avec le temps.
Un boisé relativement fin enrobait le tout.
j'ai eu l'impression d'y déceler une légère touche de vanille et de réglisse.
 
La bouche est légèrement boisée, les notes de fruits à coques perçues au nez sont bel et bien là, des épices (cannelle, légères notes poivrées) se fraient un chemin à travers ça et une très légère amertume se fait sentir.
 
Niveau rétro-olfaction, c'est certes plus épicé mais ça reste sur ces mêmes notes très agréables.
 
La finale m'a d'abord paru moyennement longue. C'est trompeur en fait : ça reste super longtemps en bouche.
On repart sur le même registre que celui perçu en bouche.
 
A nouveau, comme pour l'Intense (dans un tout autre registre s'entend hein), on fait ici face à un rhum qui bien qu'assez "linéaire" est vraiment bien foutu.
 
Un grand moment de dégustation et de plaisir entre passionnés (là on entendait vraiment les mouches voler) pour un produit "comme on n'en fait plus".
 
Après se pose l'inévitable question : l'ai-je laissé assez aérer ?
(sûrement pas mais on a fait du mieux qu'on pouvait vu l'heure déjà avancée de la soirée nuit).
 
Une super soirée se concluait donc sur une dégustation "hors du temps".
 
Vivement la prochaine !
 
 
Rhum n' Whisky

 

mardi 11 juillet 2017

Orange is the New ... Grove

 
On est peut être moins sérieux que les "Guardians of Rum" mais notre logo est plus zoli :-D

Je reconnais, je me suis largement inspiré pour le titre :-D
Merci Francis !

Vous vous souvenez des Gentleman's Rummer et de leur première sortie non officielle ?
Et bien voilà, la machine est lancée : notre première vraie dégustation a eu lieu !
Et quelle dégustation !

Mais avant d'arriver là, replaçons un peu les choses dans le contexte.

Tout d'abord, on a notre camp de base : Blégny-Mine ! Au bout là-bas à Blégny (en face de Blegny-Mine  quand même hein). Oui, c'est loin (du moins de chez moi. Y a des ceusses qui habitent bien plus près ^^) mais c'est sympa et le patron est top (coucou Digger) et puis c'est raccord avec le concept GR car avant d'être un bar/brasserie, c'est surtout une rhumerie !

Et chez Digger, t'as des habitués : déjà, y en a un, il n'a pas de chemise (après il taille petit aussi hein et Marc avait vu grand) - parce que oui, on a nos chemises logotées (on est vraiment devenu une secte) - et quand il arrive, c'est pas qu'il dirait bonjour hein : non, Môssieur va directement faire pipi. Nous on se posait toujours la question de savoir où étaient les toilettes à ce moment là. Après quand faut y aller faut y aller hein Salva ;-) :'-D

Et puis il y avait une jeune dame avec nous. A défaut de déjà l'appeler marraine on l'appellera Itsel (En fait, c'est une magicienne : c'est "Celle dont on ne peut prononcer le nom" ... 'tain suis en forme moi cette fois ; promis Marc, on ne va pas parler de moules. Merde, trop tard ...).
Et Itsel ben y a des gens qui ont demandé au chef : "Dis, c'est qui la jeune dame qui ne dit pas grand chose mais qui en sait plus que toi ?"
Respect.
Elle travaille pour The Nectar. Ca explique déjà bien des choses non ?
... Comme il se passe toujours un certain temps entre le moment où j'écris mes carabistouilles et celui où je les publie ben, voilà, c'est officiel : on peut l'appeler marraine ! (oui, et vous pouvez toujours vous brosser pour son nom :p)

Puis comme on ne fait pas les choses à moitié, Francis nous avait concocté une présentation Power Point (avec rétro projecteur et tout et tout ! C'était soirée dias chez Digger ^^) sur le sujet du jour !
Alors la présentation, elle était top et il serait injuste de couper dedans pour vous en faire un résumé (en gros elle parlait de Maurice le lillois qui faisait du jus de canne en prison), ça ne serait pas lui rendre justice (et puis on m'a imposé des délais pour la publication de ce billet donc voilà).
S'il le souhaite, il peut la mettre sur la page fesse-bouc du blog, c'est lui qui voit ;-)

Bon, après cette introduction pleine de clins d'œil (qui ne sera donc des plus claires pour qui n'était pas là), passons aux choses sérieuses et abordons le sujet du jour !

...

On me fait signe que non et qu'avant tout, il nous faut nous livrer à l'éprouvant exercice (c'est pour faire genre hein, on l'attend avec impatience) du sample mystère !

Après Francis et son *********** (oui, on a déjà lancé le concept lors d'une précédente dégust' qui sera tout prochainement chroniquée sauf qu'on m'a imposé des délais je vous dis - concours de la Confrérie du Rhum, tout ça, tout ça - donc je vous balance mes notes de dégustation dans le désordre. Après, c'est mon blog et je fais ce que je veux aussi hein.), c'était Marc qui nous faisait passer le fourbe mais, oh combien, fun exercice.
On a été unanime : c'était de l'agricole. Puis comme on est des gars subtil, on a fait le tour des îles et quand on a trouvé la bonne (déjà y en a pas des milliers),on checker les distilleries. Qui a dit petits joueurs ?
Bref, il s'agissait d'un Depaz.

Depaz - Cuvée Prestige :

Caractéristique de la distillerie : les plantations sont situées sur des endroits dits "volcaniques" (proche de Saint-Pierre et sur un flanc de la Montagne Pelée) et y poussent principalement de la canne bleue et de la canne cannelle.
La production resterait vraisemblablement très artisanale.
Enfin, si vous tombez encore sur les anciennes versions VSOP (scrollez vers le bas pour avoir une idée du design de la bête), foncez, il semblerait qu'elle soit bien meilleure que la nouvelle même si à la distillerie on vous dira que c'est juste le contenant qui a changé.

Bref, on a goûté ça :
Depaz - Cuvée Prestige
Ah, une carafe ^^
Avant toute chose, remarque préalable sur l'éclairage : il était tamisé orangé. En général c'est sympa mais pour checker la couleur du liquide ça sabote (comme en salon quoi).

Sa robe est orangée à reflets dorés.

Plus le temps passait (et plus le précieux liquide s'aérait) plus le nez (et la bouche) devenait complexe.

Le nez donc : Initialement alcooleux, très boisé et astringent, il s'est adoucit au fil du temps pour révéler toutes ses saveurs et notamment des épices et un côté fruité très agréable (j'y ai personnellement trouvé du fruit rouge, les autres je ne sais plus trop).

La bouche a d'emblée été plus ronde avec un retour sur la canne à sucre (et son côté plus sucré que végétal ici)
Une flopée d'épices (poivre et réglisse en tête) dansaient en bouche.

Niveau rétro-olfaction, de légères notes de réglisse et un "boisé sucré" rappelait la bouche alors que d'importantes notes végétales semblaient dire à ceux qui étaient encore sceptiques : "T'es sur un agricole grand !"

La finale était chaude et longue. D'abord boisée mais de plus en plus ronde (une légère impression de caramel, rien de péjoratif hein), elle faisait elle aussi la part belle aux épices avec ces touches de réglisse qui nous poursuivent.
Enfin, de longues notes herbacées reviennent à la charge.
Sans aucune certitude (parce que ça m'a tellement semblé surprenant), je dirais y avoir perçu un petit quelque chose de fumé (c'était très léger mais ça m'a vraiment donné cette étrange sensation).

Certes, je n'en ai pas gouté beaucoup mais je les trouve vachement bien les Depaz jusqu'à présent !

Passons maintenant aux choses sérieuses et au gros de la soirée : la dégustation de quasi tous les single barrels/casks (oui, ça change sur l'étiquette, j'y peux rien) de chez New Grove (quand même) !

Le line-up à disposition : quatre 2004, deux 2005 et deux 2007. Comme on est des gens sérieux (c'est surtout qu'il se faisait tard et qu'il fallait rentrer en un seul morceau) on a - avec un pincement au cœur - dû faire l'impasse sur deux 2004.
Ca ne change rien à la beauté du line-up et au caractère assez hors du commun de celui-ci.
Quand on vous disait qu'on ne faisait pas les choses à moitié !

Single barrel/cask donc un seul fût. Millésimé aussi. Et le même packaging à chaque fois d'où l'impression qu'on allait goûter huit fois la même chose. La photo vous permettra de mieux visualiser la chose :

New Grove SC - line-up
Ca a de la gueule quand même non ?
A la base, je voulais vous faire grâce de la photo de la bouteille à chaque fois parce qu'au final, peu de choses changent ... mais Marc a tellement bien fait ça que finalement, non, je vais les mettre à chaque fois^^

Sur ce, c'est parti !

Pardon ? Sinon New Grove c'est quoi ?
Euh ... y avait un power point vachement bien fait j'ai dit ...
Bon ok, ok.

New Grove :

C'est donc un rhum en provenance de l'île Maurice qui n'est ni plus, ni moins que le fer de lance de la distillerie Grays (dont les bureaux se trouvent à Pamplemousses, ça ne s'invente pas ^^).
Grays est - depuis 1935 - producteur et distributeur de produits spiritueux sur l'île (vins, alcools et liqueurs) mais pas que : Grays s'impliquent également au niveau pharmaceutique au sens large, agro-alimentaire, parfumerie, ...
Niveau spiritueux (ce qui nous intéresse le plus, je le reconnais), à part New Grove, il y a également : le "rhum" Lazy Dodo et la vodka KGB (je la cite pour le nom que je trouve fun hein, c'est tout).
New Grove, qui nous intéresse ici, produirait du rhum depuis ... 2005. Ce qui peut laisser perplexe quant aux millésimes 2004 et à la carafe solera "25 ans". Voilà voilà.
Les fûts utilisés pour le vieillissement sont relativement variés (souvenez-vous des itérations en futs d'acacias, de merisier et moscatel) et de contenances diverses.
On trouve donc une gamme de base composée de rhums blanc, "vieilli", 5 ans, 8 ans et double barrel (les finitions susdites) que vient côtoyer le haut de gamme que sont le solera 25 ans ainsi que les single cask millésimés qui vont nous retenir plus longuement.
A noter qu'il existe également des liqueurs ainsi qu'une gamme destinée spécialement à la mixologie.

Enfin, avant de passer à la dégustation, il est bon de préciser que certaines bouteilles ont été ouvertes sur le moment donc le rhum n'a pas eu le temps de s'oxyder et "d'évoluer" ; ce qui joue également sur le ressenti.
Et, précision utile : malgré le nombre d'informations présentes sur la bouteille, rien en ce qui concerne l'âge du produit !

New Grove  Single Cask Rum 2005 - 54,9°, fût 080-15, 307 bouteilles, vieilli en fût de chêne du limousin, sélection The Nectar :

Ca en fait des infos hein ?! :-D
Et pour être tout à fait précis, c'était la bouteille 67.

New Grove  Single Cask Rum 2005 - 54,9°, fût 080-15, 307bouteilles, vieilli en fût de chêne du limousin, sélection The Nectar     New Grove  Single Cask Rum 2005 - 54,9°, fût 080-15, 307bouteilles, vieilli en fût de chêne du limousin, sélection The Nectar
La première d'une longue série ^^
 
La robe est d'un orangé soutenu tirant vers l'acajou.

Le nez, après une première approche relativement alcooleuse et fermée (c'est comme s'il y avait un "truc" au-dessus, genre notes de cire), part directement sur les fruits (fruits exotiques et confits) ainsi que sur de légères notes de sucre brun.
C'est bien plus agréable.

La bouche bien plus ronde et chaude que ce que le nez ne laissait présager et part d'emblée sur les arômes fruités perçus au nez (fruits exotiques, touches sucrées, ... un peu de soleil et c'est les vacances quoi).
L'alcool est super bien intégré et un côté épicé arrive doucement mais sûrement (il est même possible qu'avec un peu plus de repos, il prenne le pas sur les notes fruitées).

Niveau rétro-olfaction, c'est trèèès épicé, principalement sur le poivre. C'est chaud (54,9° je vous rappelle).

La finale est moyennement longue, fruitée (toujours ces notes d'exotisme) et épicée.

Tout du long de la dégustation, cette note sucrée sous-jacente, sur la mélasse, aura été présente.

New Grove Single Cask Rum 2005 - 55°, fût 68-16, 392 bouteilles, vieilli en fût de chêne du limousin, sélection pour les 10 ans de The Nectar :

Le préféré de l'assemblée (moi j'ai aimé mais je ne le classerai qu'en deuxième position. Ben oui, j'aime ne rien faire comme tout le monde).

New Grove Single Cask Rum 2005 - 55°, fût 68-16, 392 bouteilles, vieilli en fût de chêne du limousin, sélection pour les 10 ans de The Nectar     New Grove Single Cask Rum 2005 - 55°, fût 68-16, 392 bouteilles, vieilli en fût de chêne du limousin, sélection pour les 10 ans de The Nectar
Quand je vous disais qu'il y avait un aire de famille ...
 
La couleur semblait légèrement plus foncée, on partira donc sur "acajou".

Le nez est bien plus doux que celui de son "frère" du fût 80. On part sur quelque chose qui semble doux et crémeux, du toffee en somme !
Mais pas que : les fruits (agrumes en tête mais aussi fruits jaunes et fruits exotiques) empêchent le tout de tomber dans l'écœurant.
Enfin, quelques épices viennent rehausser le tout.

Comme le laissait présager le nez, la bouche est hyper ronde. J'en viendrais même à dire qu'elle est "plaquante" tellement le liquide se fait présent en bouche.
Cette impression "caramélisée" perçue au nez est cette fois prédominante (attention hein, on est loin, très loin, d'un ron hispanique type Diplomatico). Le côté fruité (ananas et consorts) est là mais passe largement au second plan.

Niveau rétro-olfaction, on reste sur le caramel mais cette fois les fruits (agrumes, fruits jaunes) font jeu égal. Enfin, quelques notes épicées (poivre et clou de girofle) font leur apparition.

La finale est - à nouveau - moyennement longue, sur les épices relevées ci-dessus avec toujours ce côté rond que l'on doit à ces arômes fruités (toujours les agrumes). Enfin, quelques notes boisées ponctuent le tout.

Ah oui, si mes yeux ne me trompent pas, c'était la bouteille 212.

New Grove Single Barrel Rum 2007 - 60°, fût 42-15, 385 bouteilles, vieilli en fût de chêne du limousin, sélection pour les 60 ans de La Maison du Whisky :

En ce qui nous concerne, c'était la bouteille 276.
 
New Grove Single Barrel Rum 2007 - 60°, fût 42-15, 385 bouteilles, vieilli en fût de chêne du limousin, sélection pour les 60 ans de La Maison du Whisky     New Grove Single Barrel Rum 2007 - 60°, fût 42-15, 385 bouteilles, vieilli en fût de chêne du limousin, sélection pour les 60 ans de La Maison du Whisky
... c'est même plus qu'un air de famille en fait ...

Oui 60°, carrément !

Niveau coloration, celui-ci est plus clair : orangé à reflets dorés.

Le nez est bien plus complexe à définir vu que les 60 degrés se sentent bien si je puis dire ... Lui il va lui falloir de l'aération (et je ne lui en ai pas laissé assez ...).
Des notes torréfiées apparaissent au fur et à mesure que le temps passe et deviennent de plus en plus imposantes.
Les fruits (exotiques toujours) et les épices (cannelle cette fois) mais aussi cette note de caramel décelée sur le précédent arrivent doucement mais surement sans toutefois prendre le pas l'un par rapport à l'autre.

En bouche, c'est d'une chaleur incroyable et - sans surprise - d'une puissance qui ne sera pas égalée par la suite (à tout le moins lors de la dégustation d'aujourd'hui).

En rétro-olfaction, pour peu que l'on arrive à passer outre l'alcool, des notes fruitées caramélisées viennent à nous et, plus surprenant, des arômes de tabac s'imposent.

Êtes-vous vraiment étonnés si je vous dis que la finale est extrêmement longue et toujours relativement alcooleuse ?
Les notes torréfiées perçues initialement sont toujours là avec cette mélasse qui n'en finit pas de nous suivre de manière relativement discrète.

Après une aération plus longue, d'importantes notes de tabac domineront la dégustation (du nez à la finale) et une petite (petite j'ai dit !) goutte d'eau rendra l'ensemble plus agréable avec des notes de tabac fruité.

Celui-là, il faudra le regouter à l'occasion (l'oxydation risquant de lui faire du bien) et lui laisser le temps nécessaire pour convenablement s'ouvrir.

New Grove Single Cask Rum 2007 - 55°, fût 14-07-48, 300 bouteilles, vieilli en fût de chêne du limousin, sélection Tasstoe, Massen et Crombé : 

Bouteille 284 cette fois.

Pour d'obscures raisons logistiques (on n'entrera pas dans les détails), on n'a pas de photo de celle-ci.
Pas grave, elles se ressemblent toutes en fait ! :p
 
La robe était d'une intense couleur orangée.

Le nez était bien plus doux que les autres (ou alors j'ai été trompé par la dégustation précédente ...) et présentait des notes herbacées assez surprenantes mais loin d'être désagréables.
Il laisse ensuite place à des notes fruitées qui partent sur les fruits jaunes et blancs en plein (la pêche blanche domine clairement les débats).
Un nez extrêmement agréable et d'une fraicheur que l'on avait pas encore trouvée jusque là.

La bouche est ronde et les arômes y sont fondus de manière vraiment harmonieuse.
En vrac - parce que là ce fut plus un moment plaisir que studieux, je le reconnais - vous y trouvez du "caramel" (mélasse tout, tout ça), des fruits frais (qui rappellent le nez, logique me direz-vous) mais également confits. Enfin de très légères épices rehaussent - si besoin en était - l'ensemble.

Les épices ressortent plus à la rétro-olfaction mais sont entourées d'une belle couche de fruits et si j'arrive à me relire d'une légère touche fumée (?).

La finale, bien que plus courte que la version précédente (en même temps, est-ce étonnant ?) n'a pas à rougir niveau longueur.
On y retrouve ces surprenants arômes végétaux perçus au nez avant de revenir sur les notes fruitées (la pêche blanche, toujours) qui nous auront accompagné tout du long.
Et cette sensation de douceur sucrée/caramélisée sous-jacente tout en discrétion est à nouveau présente.

Un énorme coup de cœur !

New Grove Single Barrel 2004 - 49,9°, fût 13-04-149, 254 bouteilles, vieilli en fût de chêne du limousin :

Alors nous, c'était la bouteille 197 mais c'était surtout une bouteille "collector". En effet, le brave homme de chez New Grove qui a écrit l'année sur le canister a brillamment floqué la chose avec un "2009" assez surprenant ;-)

New Grove Single Barrel 2004 - 49,9°, fût 13-04-149, 254 bouteilles, vieilli en fût de chêne du limousin     New Grove Single Barrel 2004 - 49,9°, fût 13-04-149, 254 bouteilles, vieilli en fût de chêne du limousin
LA bouteille "collector" ; celle du millésime pas encore embouteillé :p
 
Sinon, il raconte quoi ? Euh, ben voilà quoi, il était bien ... (Oui, d'accord, j'ai peu de notes mais je vais quand même vous les donner).

Sa robe est orangée tirant vers l'acajou.

Sur le nez, clairement j'ai calé. Il est fruité, certes. Probablement sur les fruits exotiques (pour ne pas changer) mais de manière différente. Il a quelque chose que je n'ai pas su identifier.
Après maintes recherches, plusieurs retours font état de notes de "bois humide". Pourquoi pas. Ca expliquerait ce côté un peu fermé/englobant.
Des notes caramélisées sont présentes mais contrebalancée par de légères touches poivrées.

La bouche repart sur des notes extrêmement douce, sur le toffee, le caramel au beurre et des notes fruitées (est-ce possible d'y avoir décelé des fruits rouges ?) mais aussi de la vanille.

La finale est un rien plus longue que la précédente et reste sur les notes fruitées typiques à New Grove (fruits exotiques).

New Grove Single Barrel 2004 - 49,9°, fût 13-04-151, 297 bouteilles, vieilli en fût de chêne du limousin :

Dernière dégustation et bouteille 83 pour nous.
Vous relèverez qu'il existe quatre fûts de 2004 et qu'ils titrent étrangement tous à 49,9°. Bizarre ...
Sinon, celui-ci c'était "celui de trop en trop peu de temps", comprendre : il est très New Grove. Oui, j'ai décroché un peu niveau notes mais surtout niveau efficacité des papilles. Après, je n'étais pas le seul (l'air de rien, y a eu du voltage en peu de temps et y avait pas de quoi grignoter donc ...).
 
New Grove Single Barrel 2004 - 49,9°, fût 13-04-151, 297 bouteilles, vieilli en fût de chêne du limousin     New Grove Single Barrel 2004 - 49,9°, fût 13-04-151, 297 bouteilles, vieilli en fût de chêne du limousin
C'est carrément du mimétisme à ce niveau !

Je vous livre quand même mes brèves notes :

Sa robe est acajou à reflets orangés. Il est plus "profond" que les autres.

Le nez m'a paru, je cite, "mwoui bof" avant d'évoluer dans le bon sens sur les fruits secs et les agrumes. Des touches de vanille font également leur apparition pour amener de la douceur à l'ensemble.

La bouche est plus épicée (cannelle, poivre) avec ... oui, ces notes de caramel qui nous auront suivi du début à la fin ainsi que quelques touches fruitées.

Des notes plus herbacées font leur apparition en rétro-olfaction. Elles viennent se mêler à ce côté fruité décelé en bouche.

La finale est ... finalement arrivée sur les notes perçues en bouche (désolé). Une certaine constance donc.

Et bien voilà, c'est terminé.
Voici mon classement (abstraction faite du dernier donc) :

1. New Grove Single Cask Rum 2007 - 55°, fût 14-07-48
2. New Grove Single Cask Rum 2005 - 55°, fût 68-16 (c'est celui qui, dans l'ensemble a recueilli le plus de suffrages)
3. New Grove Single Barrel 2004 - 49,9°, fût 13-04-149
4. New Grove  Single Cask Rum 2005 - 54,9°, fût 080-15
5. New Grove Single Barrel Rum 2007 - 60°, fût 42-15

Conclusion ?

Un expérience super intéressante où l'on a pu découvrir qu'à partir d'une "colonne vertébrale" semblable on peut sortir des produits si pas totalement différents, présentant à tout le moins des caractéristiques bien à eux.

Notes personnelles pour la prochaine expérience de ce type :
- garde ton verre plus longtemps : ça s'aérera plus et, du coup, ça évoluera plus (et tu pourras comparer avec les autres) ;
- amène un truc à grignoter (quoi on s'en fout mais quelque chose) parce que l'eau c'est bien mais ça ne fait pas éponge ^^ ;
- voir avec le chef pour faire ça en plus longtemps (ou alors en diminuant le line-up) parce que c'était costaud.

Bref, je l'ai déjà dit mais c'était une super expérience, l'ambiance était au rendez-vous, le line-up juste incroyable, ... (ajouter les superlatifs que vous voulez ^^).
Une super première sortie officielle pour les GR en somme !
Vivement la suivante !


Rhum n' Whisky